:: nice girls don't finish last ::

mercredi, septembre 20, 2006

summer end 06 

ça fait quand même au moins trois semaines que ça sent la fin des vacances à plein nez. la pluie nous avait mis sur la voie, et on a fait comme si de rien était mais on sentait bien alors que c’était déjà plus trop ça. mes vacances ça a été un grand fouillis, des jours de travail dans une pièce à 40°, réaliser mon rêve quatre semaines de suite, être une héroïne de série, pam de the office, mais sans jim, j'aurai adoré avoir un jim, de la natation, des yeux rougis, cheveux éclaircis, des siestes de huit heures couchés sur la terrasse casquette sur les yeux, des voyages en voiture avec Lui qui gère l’autoradio avec toute l’exigence et l'égoïsme qu’il peut y mettre, faire des km pour un exotic milkshake tous les mardis soirs sans exceptions, des jupes de toutes les couleurs et mes tongs, un cours de krump, des amourettes de vacances, trois fois rien, ce baiser inattendu en me déposant chez moi, ne plus fermer les yeux mais sourire la nuit, des barbecues géants, laisser fondre les glaçons dans les mains quand la chaleur des spots devient vraiment insupportable, jamiroquai en concert au premier rang en groupie, rater de nouvelles rencontres par timidité, les fourmillements dans mon cœur quand je le vois, boire du champagne à la paille assise sur ses genoux, des tonnes de films et leurs citations qu’on répète encore quotidiennement en running gag, la tv réalité et nos commentaires particuliers, ce maillot des celtics qu’il oublie sur le siège passager et ça me fait tout bizzare de le prendre en main, rêver de patiner à cascada, des jours en solitaire à ne faire sur lire au soleil du matin au soir, combler ces journées en dodo et matage de clip au frais enfermées dans son salon, puis assises sur les marches devant chez elle, ceux qui nous connaissent s’arrête et la réunion entre amis s’installe d’elle-même, une bagarre qui laisse des traces, après des mois enfin être sûre qu’il est devenu quelqu’un d’essentiel, sentir la réciprocité et en avoir les yeux qui brillent de plaisir, mes vingt ans, faire les fous en voiture, freins à mains et dérapages, passer trop peu de temps sur le net et ne pas savoir quoi dire et à qui, vous négliger avec un brin de culpabilité, les taches de rousseurs qui naissent sous mes yeux, carnage à la pizzeria, ces dizaines de chansons qui resteront dans la soundtrack, association indissociable de l'idée de cet été, ‘my love’ chanson ultime que je l’oblige à repasser en boucle, mon amour pour timberlake enfin assumé, des dizaines de soirées réellement inoubliables, vivre au rythme des bass du club, faire la belle bronzée à côté du dj, des verres et des cigarettes à n’en plus finir, le vernis à ongles rouge sur les orteils, de la tarte au mirabelle, 1 paire de dunk en moins, des AF1 neuves en plus, un concours de booty shake, son doigt qui fait le tour des mes marques de bronzage, squatter à vingt des maisons laissées vides par des parents en vacances, tomber amoureuse une, trois, huit fois, les regarder jouer au basket quand même le bitume semble fumer de chaleur, cet instant distinct où l'on se dit qu'on aimerait être nulle part ailleurs qu'ici avec eux, des odeurs de crème solaire et de sorbet. Puis des moments difficiles, des disparitions, des séparations, des pots d’adieu, des déménagements, pleurer seule dans la voiture en revenant de l’aéroport, la fin d’une époque dorée, notre groupe se sépare, des gens manquent à l’appel, plus besoin de se battre pour avoir de la place sur la canapé, quelque chose est différent, on se dit que plus rien ne sera plus jamais pareil et on a déjà les lèvres qui tremblent à cette pensée. On fait aller, le bronzage merveilleux s’est déjà fait la malle, terracotta, on se lève tous les aprèm puis de plus en plus tôt en essayant de passer à autre chose, de reprendre un rythme, on regarde à nouveau les conneries à la tv, enfile un blouson pour sortir. Le jour de la rentrée au surligneur vert sur le calendrier, l’école la semaine prochaine. Le changement perceptible. Puis ce jour, hier 16h, qui marque la réelle fin de l’été, cet aprèm délicieux, un rayon de soleil dans la nuque, qui s’achève sur cette voiture pleine des potes qui restent, ceux sur qui on tient encore, ouvrent la vitre et te lancent un « bon, on se voit cette semaine, même heures, mêmes endroits que d’habitude», des sourires et ils s’en vont.
Des milliers de sourires, de regards et de fous rires.


[cam'ron - hey ma ft. juelz santana, freekey zekey & kay slay]

[justin timberlake - chop me up ft. timbaland & three 6 mafia]


blondinette @12:13:00 AM


|



This page is powered by Blogger. Isn't yours?