:: nice girls don't finish last ::

jeudi, juin 29, 2006

living with my head in the lion's mouth 

on va s’aimer
court mais touché
l’amour très pur
ni froid, ni dur

comme il fait froid
je pense à toi
je suis naïve
mais je t’attends
je veux la chaleur
tout sera bien
si tu reviens
moi je t’attends

comme il fait froid,
je pense à toi
je suis naïve
mais je t’attends
je veux la chaleur
tout sera bien
si tu reviens
moi je t’attends

quand tu seras là
on va s’aimer
court mais touché
l’amour sera pur
ni froid, ni dur
tout est si simple
nos cœurs alliés
on va s’aimer

[vive la fête - tout sera bien]

ouvre les yeux bon sang. ouvre tes putains de yeux.

blondinette @1:38:00 AM


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dimanche, juin 25, 2006

the chemistry between us could destroy this place 

think less, kiss more. beckham & co crèchent à 20km de chez moi, rameutant des centaines de supporters anglais en petits 'english camps' dans le paysage germanique, et c'est certainement pas moi qui m'en plaindrait. dans le club. dès que l'accent chatouille mes oreilles quelque chose s'active, on les retrouve, contact facile, bonne humeur, leurs sourires, impossible d'éviter de répéter pour la énième fois la même discussion à base de pronostics, nos "yeah, good luck, you'll need some" et leur "ah, thierry henry, lui bon playeur". une demi-heure plus tard, entourées de bouilles sexy chou, dean, john, aaron et autres noms princiers, faire l'interprète entre tes copines et eux, on s'amuse fort, ces gars sont vraiment sympas, discussion politique, on joue les grands sérieux très au courant, mon voisin est le sosie de robbie williams en plus jeune et je le harcèle pour qu'il me chante un truc, goldiggeuse je me fais payer une bouteille à 80 juste pour la conso perso, le rythme passe au cran supérieur, demander tiga au dj, mètres de tequila à la minute, chants de supporters anglais qui résonnent dans nos oreilles, mal au ventre tellement on rie, je fais la course, mon coeur aussi, compliments à l'oreille, regards rageux d'un Lui pas très enthousiasmé par nos nouveaux copains, hein, tu peux faire la gueule maintenant mon grand, elle est où ta copine déjà ?, la danse du robot sur un podium, l'application qu'il met à essayer de dire mon prénom sans accent, drinking games, slow soul, enseigner le french kiss, partager sa culture tu vois, se faire jeter à la fermeture, finir dans la rue quand la lumière du jour a presque la même intensité que celle des réverbères, seules au milieu d'une quarantaine d'anglais qui attendent leurs cabs assis en troupe sur le bitume ou sur des bancs, chanter i bet you look good.. et helicopter avec une voix terrible, se faire inviter aux quatre coins de la grande-bretagne, we love you french girls, c'est étrange mais assez terrible de s'attacher autant à des gens qu'on ne connaît que depuis une poignée de jours, des numéros de téléphone et des adresse mail pleins nos poches, des tas de promesses qu'on ne tiendra jamais mais sur le moment oh sur le moment on y croit tellement tellement fort, you're really nice you know that, un baiser, un pincement au coeur, on ne sait pas trop si on les reverra vraiment, croiser les doigts pour que l'angleterre aille le plus loin possible, enjeu personnel, ça pourrait les ramener la semaine prochaine. ne plus pouvoir s'arrêter de penser en anglais, see ya guys.

[youth group - forever youg]

blondinette @3:13:00 PM


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jeudi, juin 22, 2006

"Sortir le 21 juin, ça sert à rien rends toi à la raison" 

des tas de gens qui marchent dans des sens opposés, des gens ivres, des guitares qui s'accordent, des filles en robe d'été, des regards en coin, des odeurs de pain chaud, des vieux un peu effrayés, des couples qui s'embrassent à l'ombre des porches, un souvenir, une fille qui danse en bougeant les mains à l'égyptienne, rires de pétasses, escarpins perlés qui te bousillent le talon, un grec qui brûle les doigts, de jolis garçons à regarder et à bousculer l'air innocent, excuse-moi battement de cils rougissement, des pavés, des indiens, une glace citron. certains nous ont posé un lapin, d'autres fêtent leur départ en terre du sud, certaines encore ont croisé leur grand amour secret du lycée et lui ont fait un clin d'oeil, d'autres ont fini assise sur la portière d'une voiture à chanter le bonheur pour les voisins.


[kid loco - youpi, cornu]

[metric - monster hospital (MSTRKRFT remix)]

blondinette @10:19:00 PM


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samedi, juin 03, 2006

i can play keyboard too bitch 

si tu veux connaître ma définition d'une mauvaise journée, disons que hier était pas mal :

- se faire réveiller à 5h32 après 2h de sommeil quand ton portable sonne. tu fais la bêtise de répondre parce que c'est pas rare que tes copains soient en galère à c'te heure ci. une voix de femme te parle dans une langue inconnue. malgré le sommeil et ton absence de voix, ta gentillesse naturelle et ta politesse bien acquise te poussent à tenter vaguement d'entrer en contact d'abord en anglais, puis en allemand, puis encore avec tes faibles notions d'espagnol ou d'arabe mais rien n'y fait elle continues à parler tout en consonnes. tu te décides à raccrocher, mais évidement tu ne te rendormiras plus.

- se faire voler un sac, heureusement vide de tout document administratif, mais qui contient tout ce qui te tient le plus à coeur ce jour là : ton billet pour le concert de the streets et le numéro de brady boy griffonné sur le carton d'un paquet de clope.

- revenir au parking et constater qu'un animal urbain non identifé t'a arraché le rétro droit.

- manquer de mourir sur l'autoroute, et plutôt que de voir les meilleurs moments de ta vie défiler, tout ce que tu entrevois ce sont des trombes de pluie et des plaques d'immatriculation germaniques.


heureusement, quelques amis, des places qui restent, des économies débloquées, une sieste sur ta couette, trois pims et un verre de lait, 19h20 tout bascule.

l'autoroute est dorée de soleil et comme à chaque fois que je passe les portes de la laiterie, je suis forte de trois certitudes au moins : je suis arrivée trop tôt et je vais donc trop boire en attendant. je vais tomber amoureuse. je vais partir le sourire scotché aux lèvres.
effectivement, mon absence de synchronisation et quelques problèmes personnels de relations humaines plus tard, j'ai la tête qui tourne doucement et un goût de vodka sur les lèvres. des allemands se racontent leurs vies en braillant devant moi mais je reste zen. l'accent anglais de skinner m'allège la tête. effectivement je tombe amoureuse. de leo the lion, forcement, fortement, déjà en photo il y a des mois, aussi sexy que sa voix est orgasmique, don't you wish your boyfriend was hot like him ?, on attendra donc l'album solo pour 2007, du grand brun à côté de moi, de la paire de nikes vintage d'une rouquine. c'etait parfait, pour faire mieux je sais pas, il aurait juste fallu sway et surtout kano. je suis bien, j'ai doucement chaud aux joues et les bras en coton. à chaque fois que mike ouvre la bouche je m'envole un peu plus haut, je remue la tête, les palmiers derrière eux, un peu de soleil dans les yeux, Leo torse nu, mon coeur qui s'accorde à chaque vibrement de batterie et s'emballe de temps en temps sur une accélération de tempo. impression d'inachevée, ce fut trop court, encore, we want some more please, mais déjà les lumières se rallument et suprenent nos visages chauds et conquis, tu ne peux plus t'arrêter de sourire et de faire briller tes yeux et pourtant la nuit est froide.

[the streets - blinded by the lights]

ps : pour ceux qui ne lisaient pas encore les tribulations blogesques de mr. skinner, go see there.

blondinette @5:04:00 PM


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