:: nice girls don't finish last ::

lundi, janvier 23, 2006

dear diary 

lundi matin mes yeux se sont ouverts brutalement pour 8h et parce que je n’en ressentais pas le besoin je ne me suis pas levé, je suis restée dans mon lit derrière mes volets clos, à tourner et à réfléchir. entre autre à un pays imaginaire, au japon, miyakazi, l’australie, le thé, les mathématiques, des triangles infinis, le psychédélique, le pop art, les dandy warhols, locsmif, outkast, la philosophie et le programme tv du soir , au lit jusqu'à ce que quelqu'un quelque part dise 'à table'. j'ai mal dormi toute la semaine. j'avais les pieds gelés et des soucis. lundi je n'ai strictement rien fait au sens pratique ou utile. du pur glandage jouissif.

song of the day : [postal service - against all odds] ok le clip est so cliché, mais même si à la base c'est chanté par le même qui a chanté dans tarzan, la c'est du postal service, donc c'est juste cute.



mardi, ma rentrée, hate me, retrouver toutes ces vieilles têtes me rassure me redonne un rythme une raison. je revois mon ami asiatique de l'an dernier, celui a qui je n'ai jamais parlé, celui a qui les cheveux soyeux et le sourire triste. il a l'air encore plus déprimé, ça me fout un coup au moral, j'essaye de le soutenir du regard autant qu'une chose pareille est possible. après trois heures intenses dans les rouages linguistiques je décide de claquer mes sous dans des vêtements pas soldés et pas utiles, ce que je fais effectivement. je perds trois heures de mon précieux temps devant des jeux eagamessport mais j'aime ça. je lis quelques pages de ce livre à histoire sf météorologique que je n'arrive pas à finir tellement il est dense et bizarroïde. je n’écris pas de lettres de motivation parce qu'il me manque l'essentiel. je m'ennuie un peu. le prince de bel-air me manque à moi aussi.

song of the day : [yel - short dick cuizi] = solid gold



mercredi soir, ont s'est faites invitées chez un garçon étrange qui fait des études en 'conception artistique' et rien que la façon dont il prononce ça c'est trop bizarre. mais je l'aime bien de loin parce qu'il a du style, des sapes vintages et son appartement est un truc de malade, tout en bois et en métal, genre j'ai croisé une cabane avec une industrie, il y a des murs entiers de bouquins de design super hypes qu'on s'est pas gênées pour feuilleter avec nos ptits doigts pas design du tout. on s'ennuie un peu, il nous fait boire de la limonade, parle comme ses adultes chiants avec des vêtements en velours marron et nous passe des vinyles de très vieux jazz déprimant à souhait. on le traîne dans un bar, billard américain et bière blanche, je ne touche que la deuxième. je ne gagne pas. ce fut une soirée bien futuriste et étrange.

song of the day : [modeselektor feat. ttc - dancing box]



jeudi, j'ai un peu fait que traîner. rien de passionnant, cam'ron diss jay-z parce qu'il marche en claquettes scholl, je ramasse 2€ sur un trottoir et j'apprend que le cours que je viens de sécher pour jouer sur une borne jeux d'arcade à un détestable fake de pacman était un partiel. je suis happy quoi.

song of the day : [ tv on the radio - staring at the sun]



vers minuit vendredi, je suis montée dans une vieille fiat avec une plaque d'immatriculation retenue droite par un morceau de scotch. la couleur de cette fiat est un jaune un peu fluo qui peut évoquer des choses kawaii et fun mais aussi vraiment ridicules. je suis partie vers la germany dans un habitacle surchauffé qui sentait simultanément le tabac froid, la friture typique du domac et quatre différents parfums d'homme qui se veut envoûtant. la bande son n'obéit qu'à un seul mot d'ordre : swishahouse et la conduite qu'à une vitesse minimum et désordonnée.
ensuite, on entre dans le club et comme on est trop des vip et qu'on claque gros gros on a le droit de biser les personnes pouvant se révéler utile du genre videur serveur djs. en résumé on boit en grosse quantité, whisky coca citron vodka cerise batida, nous sourions comme des cons invincibles et comme nous sommes un peu les beautiful people de la soirée tout le monde vient flirter allégrement à notre table. comme mes amis sont crunk et beaux gosses, quand la raison commence à nous manquer nous tâtons du dancefloor une bouteille à la main chacun, nous mettons à jumper sans retenu en hurlant des insultes trilingues et en arrosant la salle de champagne, nous vivons dans un clip de lil john, nous faisons peur mais nous remplissons la piste, c'est pour ça qu'on nous aime, nous repartiront les poches pleines d'entrées gratuites et de numéros de téléphones, ne nous souviendrons plus de la route du retour empruntée mille fois et dormirons finalement dans notre carrosse couleur poussin, ouais ouais, c'est encore ça la classe. ou pas.

song of the day : [t.i. - what you know about] toi même tu sais




samedi était une journée dodo jusqu’à 16h, resto japonais chelou, vêtements snobinards pas classes et cocktails trop épais dans verres trop designs dans bar trop lounge.

song of the day : [bad religion - 21st century boy] que quelqu'un m'explique pourquoi cette chanson me fait terriblement penser à une image de tetsuo d'akira en combinaison rouge vif posé l'air vicieux dans un fauteuil rouge vif. why.




ce soir, j'ai vu emily rose se faire exorciser, c'était kikoo lol sisi.

song of the day : [cunninlynguists - lynguistics]un jour ils me diront tous “ha mais ouais carrément t’avais raison”

blondinette @12:03:00 AM


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vendredi, janvier 06, 2006

experiences et souvenirs 

2005 a été une année bizarroïde. du début il reste le souvenir des heures à attendre le tram sous la neige, beaucoup de cure ipodisé dans les oreilles, arcade fire et cocorosie, son appartement minuscule qu’on squattait à dix, les bougies, l'odeur de talc, les siestes sur son clic-clac défoncé pendant les td les moins captivants, du talib kweli tout doux, les divx au chaud derrière la vitre, les pasta vodka à emporter dans des cartons fluos et à manger assis sur des marches d’escalier, sentiment cotonneux de chaleur intérieur, de musique d’ambiance et d’engourdissement musculaire. après il y a eu le réchauffement de saison, nos hormones se sont réveillées et nous sommes devenues folles, les nuits d’été qu’un autoradio pourri a suffit à transformer en eurocrunk party perpétuelle, des bouches boudeuses de garçons à embrasser, les soirées improvisées tous les soirs de la semaine, la gueule de bois permanente, mais vraiment permanente putain, même le taff d’été a été une épreuve, les tongs et les traces de maillots, les dépenses inconsidérées , les roadtrips sans clim vers le sud, la plage ardente avec la mixtape de cuizi cuiz en boucle, jeunes connes insouciantes, ça sentait le bitume illuminé au néon jaune, le granité coulant sur les doigts, la crème solaire et la sueur, on était sourdes tellement la musique était forte et j’ai adoré ça. septembre 2005 a ensuite été un des mois les + déprimants. sans raison, tout est redevenu froid et mort, le temps autant que les gens, les portes ont claqués partout et tout le monde est resté chez soi à écouter de la musique de merde. je me suis sauvée avec such great height de postal service en boucle qui restera dans la mémoire collective des gens biens comme une des plus jolies chansons de 2005 (alors que rappelons qu’elle est sortie déjà 2 ans auparavant,bref). la pluie, bright eyes et dashboard confessional, la tête enfoncée dans la couette à penser qu'on va mourrir dans l'instant, être un petit caillot de tension et de haine, corrosion interne, les bars vides et piteux, la bière tiède et les beignets trop gras, le vin dans des gobelets en plastique, les problèmes de cœur, les problèmes de thunes, end of the month. la fin de l’année a été à peine mieux, on a ressorti de la musique plus funk histoire de pas sombrer et parce que ça aidait à se réveiller le matin, le site web ttc était mort, les exams révisés à l’arrach’, les vieux jeux d’arcade à même la moquette, mos def et mf doom, le froid assommant, le sommeil, la soupe sans goût, du goût même l’alcool n’en avait plus, des amis qui disparaissent, l’attente de ce putain d’album des strokes qui sort seulement maintenant, l'attente que les strokes deviennent un jour trash, un peu, l’humeur changeante, les maux de tête, de la musique douce, trop douce, juste un peu de la caution et de sa pochette merveilleuse, et puis un réveillon qui s’est relativement bien passé, entre mélange douteux et crises de larmes, merci, happy 2006.


les cds de 2005 que je garderai (dans le désordre et j’en oublie) = Gorillaz – Demon Days / Modeselektor – Hello Mom ! / The Mars Volta – Frances the Mute / Danger Doom – The Mouse & The Mask / Bright Eyes - I'm wide awake it's morning / Young for Eternity – The Subways / Cuizinier – Mixtapes pour les filles / Bloc Party – Silent Alarm (ho oui, beaucoup) / Madonna – Confessions on a Dancefloor (si, quand meme) / Plans – Death Cab for Cutie / La Caution - Peines De Maures - Arc En Ciel Pour Daltonien / Cunninlynguists – Southernunderground / Jamiroquai – Dynamite / Fall Out Boys - From Under the Cork Tree / Metric - Old World Underground where are you now ! / …
je pourrais encore citer un peu 30 seconds to mars, clap your hands say yeah, vitalic, basement jaxxx, xiu xiu, fiona apple, ghinzu , jamie cullum, la vague dirty south aux dents grillée, kanye west, black eyed peas, immortal technique, ladytron, goldfrapp,...


ce qu’on attend de 2006 = the strokes ( ok, on attends plus, enfin, j’y reviendrais), muse, cat power, the cure quoique, de l'épitaph, un nouveau dashboard confessional, outkast, les pixies ptet, the yeah yeah yeahs, pharrell, du ttc bordel, de l'institubes en général et surtout la mixtape pour les filles 2, ça c’est sûr au moins....

blondinette @1:23:00 PM


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