samedi, juin 03, 2006
i can play keyboard too bitch
si tu veux connaître ma définition d'une mauvaise journée, disons que hier était pas mal :
- se faire réveiller à 5h32 après 2h de sommeil quand ton portable sonne. tu fais la bêtise de répondre parce que c'est pas rare que tes copains soient en galère à c'te heure ci. une voix de femme te parle dans une langue inconnue. malgré le sommeil et ton absence de voix, ta gentillesse naturelle et ta politesse bien acquise te poussent à tenter vaguement d'entrer en contact d'abord en anglais, puis en allemand, puis encore avec tes faibles notions d'espagnol ou d'arabe mais rien n'y fait elle continues à parler tout en consonnes. tu te décides à raccrocher, mais évidement tu ne te rendormiras plus.
- se faire voler un sac, heureusement vide de tout document administratif, mais qui contient tout ce qui te tient le plus à coeur ce jour là : ton billet pour le concert de the streets et le numéro de brady boy griffonné sur le carton d'un paquet de clope.
- revenir au parking et constater qu'un animal urbain non identifé t'a arraché le rétro droit.
- manquer de mourir sur l'autoroute, et plutôt que de voir les meilleurs moments de ta vie défiler, tout ce que tu entrevois ce sont des trombes de pluie et des plaques d'immatriculation germaniques.
heureusement, quelques amis, des places qui restent, des économies débloquées, une sieste sur ta couette, trois pims et un verre de lait, 19h20 tout bascule.
l'autoroute est dorée de soleil et comme à chaque fois que je passe les portes de la laiterie, je suis forte de trois certitudes au moins : je suis arrivée trop tôt et je vais donc trop boire en attendant. je vais tomber amoureuse. je vais partir le sourire scotché aux lèvres.
effectivement, mon absence de synchronisation et quelques problèmes personnels de relations humaines plus tard, j'ai la tête qui tourne doucement et un goût de vodka sur les lèvres. des allemands se racontent leurs vies en braillant devant moi mais je reste zen. l'accent anglais de skinner m'allège la tête. effectivement je tombe amoureuse. de leo the lion, forcement, fortement, déjà en photo il y a des mois, aussi sexy que sa voix est orgasmique, don't you wish your boyfriend was hot like him ?, on attendra donc l'album solo pour 2007, du grand brun à côté de moi, de la paire de nikes vintage d'une rouquine. c'etait parfait, pour faire mieux je sais pas, il aurait juste fallu sway et surtout kano. je suis bien, j'ai doucement chaud aux joues et les bras en coton. à chaque fois que mike ouvre la bouche je m'envole un peu plus haut, je remue la tête, les palmiers derrière eux, un peu de soleil dans les yeux, Leo torse nu, mon coeur qui s'accorde à chaque vibrement de batterie et s'emballe de temps en temps sur une accélération de tempo. impression d'inachevée, ce fut trop court, encore, we want some more please, mais déjà les lumières se rallument et suprenent nos visages chauds et conquis, tu ne peux plus t'arrêter de sourire et de faire briller tes yeux et pourtant la nuit est froide.
[the streets - blinded by the lights]
ps : pour ceux qui ne lisaient pas encore les tribulations blogesques de mr. skinner, go see there.
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- se faire réveiller à 5h32 après 2h de sommeil quand ton portable sonne. tu fais la bêtise de répondre parce que c'est pas rare que tes copains soient en galère à c'te heure ci. une voix de femme te parle dans une langue inconnue. malgré le sommeil et ton absence de voix, ta gentillesse naturelle et ta politesse bien acquise te poussent à tenter vaguement d'entrer en contact d'abord en anglais, puis en allemand, puis encore avec tes faibles notions d'espagnol ou d'arabe mais rien n'y fait elle continues à parler tout en consonnes. tu te décides à raccrocher, mais évidement tu ne te rendormiras plus.
- se faire voler un sac, heureusement vide de tout document administratif, mais qui contient tout ce qui te tient le plus à coeur ce jour là : ton billet pour le concert de the streets et le numéro de brady boy griffonné sur le carton d'un paquet de clope.
- revenir au parking et constater qu'un animal urbain non identifé t'a arraché le rétro droit.
- manquer de mourir sur l'autoroute, et plutôt que de voir les meilleurs moments de ta vie défiler, tout ce que tu entrevois ce sont des trombes de pluie et des plaques d'immatriculation germaniques.
heureusement, quelques amis, des places qui restent, des économies débloquées, une sieste sur ta couette, trois pims et un verre de lait, 19h20 tout bascule.
l'autoroute est dorée de soleil et comme à chaque fois que je passe les portes de la laiterie, je suis forte de trois certitudes au moins : je suis arrivée trop tôt et je vais donc trop boire en attendant. je vais tomber amoureuse. je vais partir le sourire scotché aux lèvres.
effectivement, mon absence de synchronisation et quelques problèmes personnels de relations humaines plus tard, j'ai la tête qui tourne doucement et un goût de vodka sur les lèvres. des allemands se racontent leurs vies en braillant devant moi mais je reste zen. l'accent anglais de skinner m'allège la tête. effectivement je tombe amoureuse. de leo the lion, forcement, fortement, déjà en photo il y a des mois, aussi sexy que sa voix est orgasmique, don't you wish your boyfriend was hot like him ?, on attendra donc l'album solo pour 2007, du grand brun à côté de moi, de la paire de nikes vintage d'une rouquine. c'etait parfait, pour faire mieux je sais pas, il aurait juste fallu sway et surtout kano. je suis bien, j'ai doucement chaud aux joues et les bras en coton. à chaque fois que mike ouvre la bouche je m'envole un peu plus haut, je remue la tête, les palmiers derrière eux, un peu de soleil dans les yeux, Leo torse nu, mon coeur qui s'accorde à chaque vibrement de batterie et s'emballe de temps en temps sur une accélération de tempo. impression d'inachevée, ce fut trop court, encore, we want some more please, mais déjà les lumières se rallument et suprenent nos visages chauds et conquis, tu ne peux plus t'arrêter de sourire et de faire briller tes yeux et pourtant la nuit est froide.
[the streets - blinded by the lights]
ps : pour ceux qui ne lisaient pas encore les tribulations blogesques de mr. skinner, go see there.
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