mercredi, mai 31, 2006
i'm not happy, i just smile a lot
en fait un jour tu décideras de venir me voir en vrai, et comme tu sais déjà vers où j'habite ce sera plutôt simple pour toi. j'habite dans la maison blanche, dans laquelle je suis la seule blonde d'ailleurs. tu passeras me prendre cinq minutes en retard pour que je sois prête et tu ne poseras pas un pied chez moi parce que je ne t'en laisserais pas l'occasion, pas encore. très vite, très très vite, tu te diras que tu as fait une grave erreur. on trouvera un bar et tu seras étonné par la vitesse à laquelle j'avale ma vodka. peut-être que si j'en prend deux je te parlerais plus facilement. mais il est probable que je ne sois là que pour répondre à tes questions et aucunement pour lancer des sujets de discussion. avec le silence entre nous tu remarqueras rapidement que je maîtrise une batterie de tics effrayants, parler pour ne rien dire, enrouler une mèche de cheveux autour de mon doigt, me frotter les mains, me mordre les lèvres, jouer avec les objets sur la table. et plus tard des défauts plus graves. je ne te reprocherais jamais, jamais, de me préférer une autre fille mais tu le verras dans mes yeux. j'oublierai des choses importantes, je perdrai ton briquet et ta confiance, des dates, des rendez-vous. et si j'arrive à m'en souvenir je serais en retard sans exception et sans excuses. si tu n'aimes pas la même musique que moi alors tu me trouveras vite insupportable. insupportable ma façon d'allumer deux cigarettes à la suite pour meubler. insupportable que je mette la musique aussi forte, les basses à fond et que je veuille chanter ou remuer la tête. insupportable mon envie de sortir tous les soirs dans des endroits surpeuplés. insupportable que j'ai besoin de tous ces verres pour me sentir bien et m'amuser. insupportable que j'évite à tout prix de te regarder dans les yeux. insupportable que je sois incapable de parler normalement aux gens au téléphone. insupportable qu'il faille toujours que tu fasses le premier pas, que ça soit toi qui appelles, toi qui parles en premier. insupportable mes "comme tu veux, choisis".
si malgré tout ça tu me supportes alors je te promets que tu ne seras pas totalement déçu. je ne prétends pas que je te deviendrai indispensable mais tu m'aimeras bien quand même finalement. tu sauras que même si je regarde ailleurs j'écoutes et je me souviens d'absolument tout ce que tu me dis. que je connais par coeur ta date de naissance, le contenu de ta garde-robe et tes anecdotes inutiles. que si je commence à t'apprécier, ma timidité tombera, et tu me découvriras folle, ivre, dérangée et cynique. tu te rendras compte que je connais des tas de gens très différents et bizarres et peut-être qu'on s'échangera nos amis. selon le statut de notre relation tu t'étonneras ou tu t'inquiéteras que je sois à ce point attachée à des gens, l'admiration que je porte à mes meilleures copines, mon amitié ambiguë pour mes copains un peu trop beaux et mes sourires pour ces garçons presque inconnus. tu apprendras à apprivoiser mes faiblesses, à interpréter mes tics et à profiter de ma gentillesse. on ira voir des matchs de baskets pro, des compet' de hand locales et le tennis à la télé et tu te rendras vite compte que je ne connais pas les règles de tous ces sports que je regarde avec passion. je te ferai des cocktails dans ma cuisine et des mixtapes sur ton pc, et dans tous les cas je te ferai aimer des choses que tu n'aurais jamais cru aimer un jour, des chansons crunks et des films sous-titrés, des livres tristes et des séries débiles. on aura rapidement nos codes, nos heures, nos chansons, nos private jokes, nos endroits. tu t'habitueras à ma présence, à mon numéro dans ton répertoire, à mes expressions en anglais, mon odeur de chewing-gum et à mes cheveux sur le siège de ta voiture. tu partageras une glace sur mon balcon en plein soleil un jeudi après-midi de juillet et tu commenceras à te demander si c'est la vanille qui te fais te sentir bien ou ma présence. et alors peut-être que tu ne regretteras plus d'être venu sonner à la porte en bois de la maison blanche.
[lo fi-fink - what's mind ?]
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si malgré tout ça tu me supportes alors je te promets que tu ne seras pas totalement déçu. je ne prétends pas que je te deviendrai indispensable mais tu m'aimeras bien quand même finalement. tu sauras que même si je regarde ailleurs j'écoutes et je me souviens d'absolument tout ce que tu me dis. que je connais par coeur ta date de naissance, le contenu de ta garde-robe et tes anecdotes inutiles. que si je commence à t'apprécier, ma timidité tombera, et tu me découvriras folle, ivre, dérangée et cynique. tu te rendras compte que je connais des tas de gens très différents et bizarres et peut-être qu'on s'échangera nos amis. selon le statut de notre relation tu t'étonneras ou tu t'inquiéteras que je sois à ce point attachée à des gens, l'admiration que je porte à mes meilleures copines, mon amitié ambiguë pour mes copains un peu trop beaux et mes sourires pour ces garçons presque inconnus. tu apprendras à apprivoiser mes faiblesses, à interpréter mes tics et à profiter de ma gentillesse. on ira voir des matchs de baskets pro, des compet' de hand locales et le tennis à la télé et tu te rendras vite compte que je ne connais pas les règles de tous ces sports que je regarde avec passion. je te ferai des cocktails dans ma cuisine et des mixtapes sur ton pc, et dans tous les cas je te ferai aimer des choses que tu n'aurais jamais cru aimer un jour, des chansons crunks et des films sous-titrés, des livres tristes et des séries débiles. on aura rapidement nos codes, nos heures, nos chansons, nos private jokes, nos endroits. tu t'habitueras à ma présence, à mon numéro dans ton répertoire, à mes expressions en anglais, mon odeur de chewing-gum et à mes cheveux sur le siège de ta voiture. tu partageras une glace sur mon balcon en plein soleil un jeudi après-midi de juillet et tu commenceras à te demander si c'est la vanille qui te fais te sentir bien ou ma présence. et alors peut-être que tu ne regretteras plus d'être venu sonner à la porte en bois de la maison blanche.
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