vendredi, novembre 04, 2005
yeah right
i know, i know, it’s sad and pathetic that i have to be what, totally wasted to finally post a note, but you cant really blame me, every (barrez ça) a lot of people do so. SO…
dessine un horizon et chante un paysage...
en une multitude de mesures….
ensuite c’est l’ennui….
ok, j’ai finalement eu des chaussures de filles, des vrais, première depuis longtemps (si on considère que des converses roses ou turquoises ne sont pas de véritables chaussures de filles) et les ai gardées une demi soirée avant de les donner. les chaussures de filles ne sont pas faites pour 1. des filles ne sachant pas vraiment porter des chaussures de filles avec classe (comme moi) 2. des filles beaucoup plus à l’aise dans des skate shoes de garçons même si bon sang elles sont nuls en en skate (comme moi) 3. des filles déjà beaucoup trop grandes pour avoir à se grandir avec des chaussures de filles (comme moi). j'aime les filles avec des bracelets et les garçons à rayures. il a fallu attendre jusque là pour que mes préférences en parfum dépassent le dégeu et poisseux vanille patchouli qu'on aime à 11 ans. celui de dream friend boy est brûlant et m'enivre mieux que n'importe quel alcool. du velours noir qu'on touche dans le sens sous lequel il est amical. les fans persévérants (muahaha) pourront essayer de me trouver tout le week-end, genre à partir de 14h jusqu’à pas d’heure, dans les bars branchés de strass (ouais ici, strasbourg, on abrège ça en strass depuis le primaire, ça donne un faux aspect classe pas crédible mais on s’en tape), pour ceux qui me repèrent, c’est au moins six verres qu’ils auront à m’offrir pour pouvoir entamer une discussion (i do what i want, okay). cute guy de japonais (on va abréger en cute guy à partir de là), si tu me trouves ce sera beaucoup plus contre beaucoup moins. ritournelle de sebastien tellier. avec l'âge, ou le temps à dépenser, je m'initie tout seule à de plus en plus de genres musicaux que je n'aurai pourtant jamais jamais jamais pensé aimer, electrofunk, downtempo jam, smart reggaeton ou black soul très soigneusement choisis, pas du n'importe quoi, pas trop d'easy listening (allez, je suis une fille, une blonde, une conne, alors hein), pas de trop commun, on ne m'impose rien et je suis d'un -faux- élitisme prononcé dans ces genres là. pour faire l'intéressante j'a souvent dit que j'aimais les gens tordus et étranges mais en réalité j'ai mes limites là aussi. j'ai les os des hanches trop marqués qui flirtent douloureusement avec son propre corps trop maigre. probablement un signe de notre parfaite incompatibilité. dans cette ville, l'eau qui coule sous les ponts est d'une noirceur terrible et attirante à c'te heure ci. il y a quelque années encore je pensais qu'à l'âge que j'ai maintenant je serai une fille incroyable, extra beautiful, super maline, populaire et pleine de ressources et de projet extras. je reporte encore ce rêve à dans cinq ans, c'est nul mais j'ai encore beaucoup trop peur de tout pour avancer dans ce sens là. tourner tourner tourner sur soi-même jusqu'à avoir le coeur qui tourne tout seul sur lui même.
listen to [yeah yeah yeahs - black tongue]
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dessine un horizon et chante un paysage...
en une multitude de mesures….
ensuite c’est l’ennui….
ok, j’ai finalement eu des chaussures de filles, des vrais, première depuis longtemps (si on considère que des converses roses ou turquoises ne sont pas de véritables chaussures de filles) et les ai gardées une demi soirée avant de les donner. les chaussures de filles ne sont pas faites pour 1. des filles ne sachant pas vraiment porter des chaussures de filles avec classe (comme moi) 2. des filles beaucoup plus à l’aise dans des skate shoes de garçons même si bon sang elles sont nuls en en skate (comme moi) 3. des filles déjà beaucoup trop grandes pour avoir à se grandir avec des chaussures de filles (comme moi). j'aime les filles avec des bracelets et les garçons à rayures. il a fallu attendre jusque là pour que mes préférences en parfum dépassent le dégeu et poisseux vanille patchouli qu'on aime à 11 ans. celui de dream friend boy est brûlant et m'enivre mieux que n'importe quel alcool. du velours noir qu'on touche dans le sens sous lequel il est amical. les fans persévérants (muahaha) pourront essayer de me trouver tout le week-end, genre à partir de 14h jusqu’à pas d’heure, dans les bars branchés de strass (ouais ici, strasbourg, on abrège ça en strass depuis le primaire, ça donne un faux aspect classe pas crédible mais on s’en tape), pour ceux qui me repèrent, c’est au moins six verres qu’ils auront à m’offrir pour pouvoir entamer une discussion (i do what i want, okay). cute guy de japonais (on va abréger en cute guy à partir de là), si tu me trouves ce sera beaucoup plus contre beaucoup moins. ritournelle de sebastien tellier. avec l'âge, ou le temps à dépenser, je m'initie tout seule à de plus en plus de genres musicaux que je n'aurai pourtant jamais jamais jamais pensé aimer, electrofunk, downtempo jam, smart reggaeton ou black soul très soigneusement choisis, pas du n'importe quoi, pas trop d'easy listening (allez, je suis une fille, une blonde, une conne, alors hein), pas de trop commun, on ne m'impose rien et je suis d'un -faux- élitisme prononcé dans ces genres là. pour faire l'intéressante j'a souvent dit que j'aimais les gens tordus et étranges mais en réalité j'ai mes limites là aussi. j'ai les os des hanches trop marqués qui flirtent douloureusement avec son propre corps trop maigre. probablement un signe de notre parfaite incompatibilité. dans cette ville, l'eau qui coule sous les ponts est d'une noirceur terrible et attirante à c'te heure ci. il y a quelque années encore je pensais qu'à l'âge que j'ai maintenant je serai une fille incroyable, extra beautiful, super maline, populaire et pleine de ressources et de projet extras. je reporte encore ce rêve à dans cinq ans, c'est nul mais j'ai encore beaucoup trop peur de tout pour avancer dans ce sens là. tourner tourner tourner sur soi-même jusqu'à avoir le coeur qui tourne tout seul sur lui même.
listen to [yeah yeah yeahs - black tongue]
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jeudi, novembre 03, 2005
give me two truths and a lie
et j’écoute du punk-rock pour collégiens, fait par des geek bands, avec des guitares trop aïgues et un lead singer à lunettes toujours à côté vocalement mais qui chante exactement des paroles de jerk seul et incompris et déprimé que j’ai dans ma tête de blonde. suffit de convertir les genres. et c’est comme si aucun groupe de filles n’avait jamais les mêmes problèmes que moi. nan, les donnas par exemple, chantent rien de comparable à ce que j’ai dans la tête en ce moment même. parfois si, là non. de toute façon, sauf exceptions très particulières mises à l’épreuve par le temps, j’aime pas tellement beaucoup les groupes de filles. bref.
mes soirées du moment sont des heures entières à traîner dehors sur des marches ou des bancs ou des pavés avec freckles, qu’on pourrait appeler succinctement mon amoureux, même si entre nous il y a autant d’amour que de vrais fruits dans le teisseire. freckles est moyennement intelligent, moyennement charmant et parfois insupportable mais il est vachement fort pour rouler les joints, raconter des histoires drôles pas drôles et pour les histoires d’amour sans amour. bon, et freckles est aussi infiniment gentil, au fond, c’est vrai. tout ce dont je peux me contenter tranquillement un début novembre.
ha, et on fait un couple épouvantable et pas crédible aussi.
mes nuits sont crazy-bitch-like mais les journées, en gros, je m’ennuie. je compte combien de fois certains mots apparaissent dans un magazine. c’est débile et ça prend un temps fou. je trie mes mp3 dans des dossiers genres, puis dans des sous-dossiers de critère qualité du genre "really really really good", "who are you kidding" ou encore "good to go". j’ai eu ma pulsion de velours rouge et de façon très non objective j’adore corpse bride (et j'aurai bien déballé un 'dix raisons d'aimer corpse brise' mais ça revient bcp trop à 'dix raisons d'aimer les films de burton'). rize, move your body. wedding crashers, mouais ha. red eye, could be better, le trailer aurait plutôt fait penser à une aéro-amourette, est-ce qu’aimer la tête de psychopate de cillian murphy est un crime ? (excepté en vendeur de poisscaille, là il est juste rougeaud et beurk). truc de filles : entres copines on s’échange les photos de jack gyllenhaal par mail et on pousse des cris d'hystériques derrière nos écrans argentés. et moi tout seule me garde les photos pour sous-vêtements mais non dénudées d’adam brody, bah not so sexy, but chou toudmem, et me mord les lèvres. je regarde pleins de miyazaki à la chaîne et fait des rêves hallucinés avec des machines volantes et des bonhommes pelucheux qui font des petits bruits trognons. tout ça ne m'aide pas à dormir. john fante, des clémentines, une couette. bon sang qu’il fait froid, je ne sens plus mes pieds. si on comptait les heures que je passe sur/dans mon lit à réfléchir, les travailleurs me jetteraient des pierres virtuelles. avec c’te nouvelle coupe de fille fashion, j’ai sans cesse les yeux cachés et c’est une nouvelle dimension d’observation des gens qui s’ouvre à moi. j’ai aussi l’air d’une isolée sociale à cause de ça. plus qu’avant j’veux dire. octobre est passé, ouff, octobre c’est vraiment trop neutre comme mois. novembre c’est déjà un peu mieux, nan. nan ?
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mes soirées du moment sont des heures entières à traîner dehors sur des marches ou des bancs ou des pavés avec freckles, qu’on pourrait appeler succinctement mon amoureux, même si entre nous il y a autant d’amour que de vrais fruits dans le teisseire. freckles est moyennement intelligent, moyennement charmant et parfois insupportable mais il est vachement fort pour rouler les joints, raconter des histoires drôles pas drôles et pour les histoires d’amour sans amour. bon, et freckles est aussi infiniment gentil, au fond, c’est vrai. tout ce dont je peux me contenter tranquillement un début novembre.
ha, et on fait un couple épouvantable et pas crédible aussi.
mes nuits sont crazy-bitch-like mais les journées, en gros, je m’ennuie. je compte combien de fois certains mots apparaissent dans un magazine. c’est débile et ça prend un temps fou. je trie mes mp3 dans des dossiers genres, puis dans des sous-dossiers de critère qualité du genre "really really really good", "who are you kidding" ou encore "good to go". j’ai eu ma pulsion de velours rouge et de façon très non objective j’adore corpse bride (et j'aurai bien déballé un 'dix raisons d'aimer corpse brise' mais ça revient bcp trop à 'dix raisons d'aimer les films de burton'). rize, move your body. wedding crashers, mouais ha. red eye, could be better, le trailer aurait plutôt fait penser à une aéro-amourette, est-ce qu’aimer la tête de psychopate de cillian murphy est un crime ? (excepté en vendeur de poisscaille, là il est juste rougeaud et beurk). truc de filles : entres copines on s’échange les photos de jack gyllenhaal par mail et on pousse des cris d'hystériques derrière nos écrans argentés. et moi tout seule me garde les photos pour sous-vêtements mais non dénudées d’adam brody, bah not so sexy, but chou toudmem, et me mord les lèvres. je regarde pleins de miyazaki à la chaîne et fait des rêves hallucinés avec des machines volantes et des bonhommes pelucheux qui font des petits bruits trognons. tout ça ne m'aide pas à dormir. john fante, des clémentines, une couette. bon sang qu’il fait froid, je ne sens plus mes pieds. si on comptait les heures que je passe sur/dans mon lit à réfléchir, les travailleurs me jetteraient des pierres virtuelles. avec c’te nouvelle coupe de fille fashion, j’ai sans cesse les yeux cachés et c’est une nouvelle dimension d’observation des gens qui s’ouvre à moi. j’ai aussi l’air d’une isolée sociale à cause de ça. plus qu’avant j’veux dire. octobre est passé, ouff, octobre c’est vraiment trop neutre comme mois. novembre c’est déjà un peu mieux, nan. nan ?
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