vendredi, octobre 21, 2005
grey isn't great
and what about this : je m’avance vers la fac avec un pas déséquilibré, totalement immergée dans le friday i’m in love qui sonne dans les écouteurs, suffit déjà à me chauffer le cœur, je ne regarde que mes pieds qui s’enchaînent maladroitement. 'tain je marche comme quelqu’un qui vient de comprendre comment ça fonctionne, comment le corps s’articule. quelqu’un venant en sens inverse me frôle assez fort pour me faire sursauter, je me retourne d’une façon vive, le regard suspicieux, l'oeil alerte, prête à, non pas à crier, je ne crie pas, mais à je sais pas quoi, un truc théâtral, et le cutest guy jette un regard en arrière avant de tracer sa route sur It's a wonderful surprise To see your shoes and your spirits rise. et là c’est un peu de moi qui fond à l’intérieur. il me fait tourner en rond. le destin se montre parfois moins con que d’habitude.
journée nulle (excepté la scène précédente, bien évidemment). si chaque jour doit être unique et exceptionnel et mémorable comme s’il était le dernier de ma misérable vie, j’aimerais que ce jour là ne soit pas pris en compte, please. pas ce jour à ne faire que des choses fonctionnelles, accomplir des rituels d’obligation débiles, conduire, allez en cours, prendre le tram sans rien de notable à raconter ou même à regarder, rentrer et s’occuper. le temps était en mi-teinte, les gens d’humeur neutre et même le curry un peu fade. je hais la banalité. pourtant c’était vendredi merde. vendredi quoi.
nip tuck en passant, mince la saison 3 se la joue real trash on dirait.
il est là, juste là à porté de clik sur msn. je ferme les yeux et plisse le nez pour envoyer des ondes magiques, faites qu’il vienne me parler, sivoupléééé, tout en sachant très bien que je n’ai strictement strictement strictement rien à lui dire. de transposable en mot j'entends.
là je fais plouf plouf dans un tas de flyers multicolors pour savoir où comment va se dérouler ma soirée.
listen to [pennywise - something to change]
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journée nulle (excepté la scène précédente, bien évidemment). si chaque jour doit être unique et exceptionnel et mémorable comme s’il était le dernier de ma misérable vie, j’aimerais que ce jour là ne soit pas pris en compte, please. pas ce jour à ne faire que des choses fonctionnelles, accomplir des rituels d’obligation débiles, conduire, allez en cours, prendre le tram sans rien de notable à raconter ou même à regarder, rentrer et s’occuper. le temps était en mi-teinte, les gens d’humeur neutre et même le curry un peu fade. je hais la banalité. pourtant c’était vendredi merde. vendredi quoi.
nip tuck en passant, mince la saison 3 se la joue real trash on dirait.
il est là, juste là à porté de clik sur msn. je ferme les yeux et plisse le nez pour envoyer des ondes magiques, faites qu’il vienne me parler, sivoupléééé, tout en sachant très bien que je n’ai strictement strictement strictement rien à lui dire. de transposable en mot j'entends.
là je fais plouf plouf dans un tas de flyers multicolors pour savoir où comment va se dérouler ma soirée.
listen to [pennywise - something to change]
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mercredi, octobre 19, 2005
wassup bitches ?
Je vais, plus que je ne vais bien. J’ai fait quoi depuis ? rien de plus qu’une copie améliorée de l’an dernier. retourner en cours avec un sourire sincère. rater la première marche du bâtiment principal. du carrelage beige qui fait mal aux genoux. that's my girl. Ecouter une disco intégrale de gorillaz sur trois jours ouvrés, entre chaque traversement de couloirs ou attente de transport en commun, en remuant la tête et en chantant silencieusement. retrouver l'anglais avec facilité, comme le vélo quoi et c'est dingue comme ça fait du bien. se la péter grave dans les matières où j’excelle, avec classe car j’ai la maîtrise de l’humilité subtile, sécher les autres, méthode nette et concise. reprendre les œillades intéressées avec un cutest guy de japonais plus cutest que jamais. que l'on me trouve sur le champ une méthode anti-rougissement infaillible. heures libres entre copines hystériques, assises en vrac dans un coin tranquille de la fac, à se nourrir de menthos, de gossips et des début des n.e.r.d. avec deux écouteurs pour quatre. welcome back to the old good times. Une nouvelle fournée de saisons pour attiser mon addiction écœurante à la série tv : nip tuck se la joue 7even, veronica mars c’est moins palpitant sans lily, desperate housewives enterre ses morts, lost is driving me crazy, joey me fait rire, o.c. c'est moins drôle quand c'est moins trash… les trajets en tram collés à des gens fous et complètement dédaigneux. s’arranger pour qu’ils perçoivent le son du punk qui déborde de vos oreilles pour les tenir un brin éloignés. les soirées étudiantes rythmées par le claquement des shooters sur le bar en marbre. flirter contre la façade du bar à la sortie avec une haleine au mojito. Les dimanches de plus en plus déprimants, de plus en plus froids et étouffants. multiplier les couches de t-shirts à enfiler le matin et retirer au fur et à mesure que l’air se réchauffe. have a crush, un jeune prof anglais, toujours, celui-là la totale, veste de tweed sur corps maigrichon et mèche châtain folle tombant sur des yeux de charbon. avec l’assiduité provoquée par ce jeune éphèbe anglo-saxon, c’est un partiel réussi d’avance. rêver en anglais. alterner sandwich poulet curry et panini poulet texan. Apprendre des langues qui ne me serviront strictement jamais dans la vie réelle mais se surprendre à aimer ça. observer les gens. envie de partir, réfléchir de très très longues heures sur la destination idéale, celle correspondant parfaitement à mon état mental du moment, reste à départager : l’argentine, le canada et l’islande. aucun des voyages dont je fantasme ordinairement. les mattafix sont mes nouveaux chouchous. Will be yours. mes cheveux ont été coupés, plutôt courts au vu des dernières années, de la façon la plus traditionnelle que puisse le faire un coiffeur « spécialisé dans le fashion », je m’arrête là, je peux encore couvrir mes yeux mais je doit surveiller les expressions de ma bouche à présent, imagine. tomber amoureuse tous les jours. et ça fait quinze jours que ça tombe sur un bon copain, un garçon beaucoup trop cool attitude high-standard and good-looking pour moi, joue pas dans la cour des grandes petite. oublie, move on. beaucoup trop de temps à rien faire. trop de temps pour penser. se forcer à bosser, bosser, bosser. tomber malade, la lèvre tremblante et les pieds gelés. palahniuk me soigne, j’aime palahniuk, lire un livre de palahniuk c’est comme avoir une excellente conversation avec quelqu’un de très brillant et cynique, c’est rare, agréable, grisant et quand c’est finit on se sent un peu moins con soit même. a moins que ça ne soit la fièvre. ne plus avoir contact avec le monde extérieur que par l’intermédiaire des deux bonhommes msn qui dansent l’un autour de l’autre. vivre totalement par procuration. etre ivre de tristesse et faire des traces de mascara humides sur son oreiller. expérimenter les siestes de six heures. lire certains mails et sourire. s’ennuyer.
se remettre d’aplomb et retourner en cours et louper la première marche du bâtiment principal. du carrelage beige qui fait mal aux genoux.
Listen to : [Tiens, Aqualung - Brighter than Sunshine.]
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se remettre d’aplomb et retourner en cours et louper la première marche du bâtiment principal. du carrelage beige qui fait mal aux genoux.
Listen to : [Tiens, Aqualung - Brighter than Sunshine.]
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