:: nice girls don't finish last ::

mercredi, août 24, 2005

summer runaway is just over girl. 

Pour mon dernier jour, ils m’ont proposés timidement de les accompagner taper la pause devant la machine à café. J’avais toujours refusé, not a coffee addict et j’parle toujours pas aux inconnus surtout. Mais j’ai dit oui, et pour eux ça a été la mini fête, «wouééé, mate y a la jeune qui viens avec nous, ça doit vouloir dire qu’on est "in" nous aussi» puis finalement, ils ont du constater que je buvais mon cappuccino comme tout le monde en me brûlant la langue mais super vite et que j’avais strictement rien d’intéressant ou non intéressant à leur dire. les adieux ont pas été super émouvants, j’ai serré la main aux deux trois sympas mais pas au patron erreur professionnelle, j’ai ramassé mes deux trois affaires qui traînaient là bas (des pinces à cheveux, des chewing-gums, mon carnet de note,..) en ayant l’impression d’être une détenue qui récupère ses effets personnels), j’ai même rien piqué, pas même un stabilo ou un trombone, et je me suis taillée dix minutes en avance en souriant comme jamais.


Puis il y a eu le reste, l’escapade. Sortir du lit et griller déjà sous un soleil de plomb. Débouler sur la plage comme des fous, ne pas attendre d’être déshabillée pour s’immerger, ressortir les yeux explosés par le sel, le sable j’aime pas ça, s’endormir contre son épaule le temps d'accumuler de la chaleur, retourner dans l’eau seule et nager aussi loin que l’autorisent les bouées jaunes, rester loin du large et réfléchir, revenir épuisée, au retour s’endormir la tête sur ses jambes, il me caresse les cheveux pendant que les beatles chantent he was a day tripper, a one way ticket yeah. les inconvénients d’être à dix à attendre d’investir la salle de bain, regarder le sable partir en tourbillon dans l’eau moussante, les concours de bronzage où je perd invariablement, se réjouir quand même de rentrer chez soi et de montrer mes traces de maillot à des personnes bien définies, sentir bon des produits après solaires aux parfums exotiques, filer des claques à qui aura mis du sable entre les draps. le rhum flambé qu’on a sifflé à la paille un peu tout le temps un peu partout et se surprendre à sourire pour rien mais l’alcool n’a rien à voir là dedans, i swear. Les nuits allongés comme on peut sur les rochers des goudes, les grandes discussions, parfois sérieuses et même tendues quelques secondes, quand ça touche à nous et nos sentiments, les rires puis le bruit de la mer, se concentrer saisir le joint qui passe inspirer fort se détendre faire tourner l’alcool sur la langue respirer regarder les étoiles, les compter, faire des voeux en pagaille, penser et se sentir bien bien bien. Rentrer quand le soleil se pointe, le cœur aussi chiffonné que mes vêtements, se jeter sur un des matelas toute habillée, frôler son bras à tout mouvement, ça me réveille un peu à chaque fois. Se réveiller en fin d’après-midi, avoir une tête de paumée crinière folle mascara dépressif mais ne pas s’arranger tout de suite, prendre le bout de table le plus propre, manger l’unique repas de la journée, des litres de jus d’orange glacé et de la bannette chaude, en écoutant les strokes, seule, assez fort pour réveiller les autres et le monde, hurler, said my goodbyes to the life we won't spend, together. Se rendormir parce qu’attendre que les autres émergent et se préparent c’était trop long, sortir neuve et dorée de la douche, rouler les joints pour la soirée avec une délicatesse outrancière, comme une végétarienne dirait l’autre, jeux de cartes, mètre de tequila, quinze tours de bizkit, la soirée est préparée, boîte de nuit, évaluer la faune locale par des coups d’oeils circulaires rapides mais efficaces, boire encore jusqu’à pouvoir danser, danser jusqu’à avoir mal aux pieds, perdre doucement le contrôle, sortir pied nus dans les rues, marcher en s’accrochant les uns aux autres, avoir froid face à la mer, dormir en vrac sur le canapé, se réveiller en vrac aussi, regarder des vieilles séries à la tv en faisant des légendes bidons, jouer aux cartes, perdre et contester, se faire punir par des chatouilles, pleurer en souriant sous les assauts, sortir pour cherchez des calories degueu et pas chères, dénicher facilement, avoir mal au ventre, rentrer voler des voitures à san andreas, le malibu soyons honnête est du jus de fruit, s’isoler pour lire, plus de trente minutes c’est impensable, les gens pensent que vous vous ennuyez, réitérer le même cycle d’activités qui n’en sont pas, jour après jour, fortifier le lien en ne faisant rien d’autre que de respirer avec eux, parler à des inconnus, sourire à des connus, finalement le départ, faire des bises timides, constater que rien ne se sera passé avec lui et se dire avec une certitude absolue que c’est bien mieux ainsi, partir avec la gueule de bois évidemment, se coucher à l'arrière, au milieu des sacs, et se laisser conduire, le ghetto blaster qui fait vibrer mon dos, regarder les lumières de la ville, la tête en arrière, rester comme ça pendant des heures des heures, voir le ciel s’éclaircir, devenir moche au fur et à mesure de notre translation vers le nord, pleurer au rythme de la pluie qui s’abat avec furie sur le pare-brise, là encore la musique couvre le bruit des sanglots, trop de temps pour réfléchir, dans les portes vitrés se reflète une tête de vacancière (stigmates de bronzage sur les joues, quand même, tongs collées aux pieds, malgré tout) en pleine dépression (yeux collés par les larmes, mains qui tremblent dans ce froid pas de saison merde), les autoroute ont et auront toujours l’odeur du café brûlant, de l’essence et de l’asphalte humide dans ma tête. Récupérer ma voiture, mouvement triste d'aurevoir aux bestfriends, rentrer chez moi, sous la pluie la pluie la pluie, aimer conduire, glisser, la dernière chanson du voyage, photobooth , death cab encore toujours, triste à vomir, beau à mourir, and as the summer's ending, the cool air will rush your hard heart away

blondinette @12:40:00 AM


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dimanche, août 14, 2005

Every Bitch But Me 

Pas le temps. Ni pour ranger ma chambre, ni même mes idées. Pas le temps de passer chez moi pendant la prochaine semaine, si je poste, ce sera grâce à la bonté d'un pretteur de PC. Pas le temps pour répondre aux mails/comms, ni pour faire un résumé des jours précèdants, très wouahçamarriveàmoi. Le temps viendra.
Des gens merveilleux ça existe. Pourtant, des garçons sincères, j'en doute mais alors de plus en plus. A croire qu'ils sont tous devenus des tricheurs, des profiteurs, des menteurs professionels. Il est gentil, vif d'esprit, des yeux rieurs et m'assure vivre seul. Attendre le lendemain pour rencontrer sa copine, se forcer à sourire, faire la fille qui s'en fout, tomber en miettes à l'intérieur. Des filles pas hypocrites, ça existe, mouais c'est ça. Même chez les copines, finir par trouver la faille, tenter l'ignorance, se heurter aux autres, prendre des coups à l'âme, les plus douloureux, repartir déçue, trompée. Pourtant eux, eux ont été géniaux. Eux repartis chez eux, nous tournant en rond ici, me sens creuse, le coeur lourd de colère et de larmes, la tristesse aux bord des yeux. Toujours se sentir mal sans raison valable, tristesse illégitime, ça vous ronge le mental. Se sentir triste, mais triste. Me sens minable, nulle, déprimée, moche, bonne à rien. Ne plus savoir par quel bout prendre la vie pour relancer les choses, s'enfoncer, faire des rêves sombres, s'enliser.
Pour me sentir mieux, j'ai choisi la facilité, la fuite, l'exode, les rejoindre où ils sont partis, chez eux, leur voler encore des moments, faire comme si on ignorait qu'après ça on ne les reverra pas avant de longs mois, de longues minutes sans partages, loin, prolonger le plaisir, chasser la misanthropie qui hante, oublier, omettre tout. Mais il faudra bien finir par revenir.

SURVIVE, TONIGHT
I SEE YOUR HEAD'S EXPOSED
SO WE SHALL KILL
CONSTRUCTIVE MIGHT
S'RIGHT
AS YOUR EMOTIONS FOOL YOU
MY STRONG WILL RULE

I WON'T FEEL RESTRAINT
WATCHING YOU CLOSE SENSE DOWN
I CAN'T COMPENSATE
THAT'S MORE THAN I'VE GOT TO GIVE

[Skunk Anansie - You'll follow me down]

blondinette @1:28:00 AM


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lundi, août 08, 2005

Where am i going ? 

Soirée dans un bar de village plutôt sympa, des néons bleus, de la bonne musique, des gens adorables, alcool pas chèr, des choses à fêter... Je suis chez moi, la tête qui tourne, à retaper deux fois les mots sur mon clavier, je me sens bien physiquement, légère et détendue, mais aussi lamentable. En deux minutes je fais le point sur l'année écoulée : excellente, remplies de fou-rires, de copains merveilleux, mais je ne me souviens pas avoir déjà été aussi triste, avoir fait autant de choses dans le seul but d'oublier.

Je décide de relever les mail du compte blondinette, pas vidés depuis début juin, et là, je fond en larmes. En quelques mots, les gens ne se rendent pas bien compte de ce qu'ils peuvent m'apporter. Je répondrai (bientôt, très bientôt) à ceux à qui j'ai envie de répondre.
Je vous souhaite une nuit pleine d'étoiles.

blondinette @1:37:00 AM


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jeudi, août 04, 2005

i'm falling in love with a total asshole 

Pour ce qui ne l’ont jamais vécu c’est difficile à concevoir, mais tout aussi nul qu’un boulot d’ouvrier, il y a le boulot où tu attends. Tu attends, tu attends, tu attends, tu attends, tu attends sans cesse et tu as le temps d’écrire cinq fois tu attends tellement tu attends. Tu attends que quelqu’un remarque ta présence. Alors je bouge un peu, je fais du bruit sur ma chaise, je tousse, je fais crisser la gomme de mes chaussures sur le sol, je fais tout ce que j’évite à tout prix de faire au dehors, dans la "vie réelle", j’essaye de me faire remarquer. Alors j’attends, juste que quelqu’un daigne m’apporter du travail, de quoi m’occuper, un prétexte, un passe-temps. Les trois premières semaines j’avais une pile "to do" auto renouvelable, des pauses de trois minutes et mal aux doigts en fin de journée. Là par exemple, je ne fais rien, mais strictement absolument rien depuis très précisément une heure quarante trois et une poignée de secondes, je peux prendre des pauses d’une demi heure, mais le bâtiment a vite été exploré, et en fin de journée, j’ai surtout mal aux méninges. L’autre challenge, c’est que j’ai beau avoir rien à faire, il faut que j’ai l’air occupé. Pour justifier mon salaire mais surtout "par principe", formule plus châtiée pour dire "c’est comme ça ta gueule". Alors j’écris tout ce qui me passe par la tête, là j’air l’air bien occupé par exemple. Le soir en rentrant chez moi, ma première envie est de repartir sortir loin en dehors des murs. On me dit de me reposer, me reposer de quoi ? j’ai passé des heures à ne rien faire. Là, j’ai eu le temps de calculer que ça fait presque 185 h de ma vie déjà consumées entre ses murs gris, plus que 10 à leur laisser. J’ai eu le temps de réfléchir sur tous les gens qui se lèvent le matin pour faire un job qu’ils détestent et ça pendant quarante ans. Et comme je les plaisn et comme je compatis. J’dois être pas mal naïve pour me promettre de ne jamais faire un boulot que je n’aime pas. Je sais que c’est possible, mes parents adorent leurs boulots respectifs alors je tiens bon. J’attends, merde c’est long. J’ai le temps, tiens, de faire ma booklist du bois de juillet, avec un paragraphe séparé et tout, j’ai le temps t’façons :

Booklist de juillet :

L’attrape cœur de Salinger, première fois, ai compris plein de choses d’un coup, notamment pourquoi beaucoup l’aime.
Je l’aimais d’Anna Gavalda, le style est gentil mais pour le bruit qu’on en a fait, je m’attendais a quelque chose de plus whouaaaa, plus transcendant.
Ubik de Dick, enième relecture,just love it more and more.
Harry Potter 6, fin du mois, à peine entamé, vais passer mes prochaines nuits avec un gamin de dix sept, ai même pas honte.


Voilà, là aussi c’est désespérant, je m’ennuie des heures ici et j’ai à peine eu le temps de lire ce mois ci. Je pourrais aussi vous raconter mes dernières sorties ciné. Charlie et la Chocolaterie avec sister, un pot de popcorn king size et une excitation de gamine. Je pensais être une des rares à avoir été initiée à Roahl Dahl dès les premières lectures, une mère inspirée qui décide de me faire lire Matilda à 7 ans, Charlie et James à 8, les autres venant plus tard, toute seule. Conne déception de ne pas être la première sur le coup. On dirait que tout le monde a lu Roahl Dahl dans sa prime jeunesse, merde. A ceux qui seraient restés bloqués sur les romans jeunesses, je ne que peu vous conseiller vivement de jeter un œil sur les nouvelles pour adultes, ça vaut de loin d’autres auteurs bien plus connus. Le film est bon, me suis sentie toute chose pednant toute la première moitié du film. Sister me demande jusqu'à quel point il faudra que Depp aille pour que je ne l'aime plus, je ne trouve pas de réponse. Tim, mon petit, je t'en pris, reviens au black romantisme, pleaaaase. Mr & Ms Smith. Mouais. Gros coup de pub surtout.
Si encore je pouvais écouter de la musique ici. Ma vie étant rythmée par des cycles musicaux récurrents, c’est l’été, alternative bad mood, je suis naturellement retombée dans une période punk californien à tous les repas, Epitaph prod et tout le tralala. Maim miam. reste ouverte à toute découverte. tant qu’on en me parle pas encore une fois de Camille, cet effet de mode ça me rebute avant meme de l’avoir écouté, tanpis pour moi. Nosfell, tout le monde me parle de lui mais c’et plus subtile, c’est des récits de bons concerts plus que de la promo perso, c’est du teaser pur, ça donne envie, Nosfell, même le nom sonne bien, je ne sais encore rien de lui, je n’attends que de découvrir, là encore j’attends, bordel.
Les french Suicide Girls ont mon âge à quelques jours près, lisent toutes HP et ont des coupes de cheveux pas aussi recherchées que les californiennes. Me découvre une vocation. ne me manque plus que des tatouages et le goût de l’exhibitionnisme.
‘tain ça passe pas. Toutes ces heures de ma vie éliminées pour rien. Bon, j’ai de la marque puisqu’ apparemment je ne mourrai qu’en 2086 (http://www.deathclock.com/), ce qui à réflexion, me semble bien, juste centenaire, va pour 86. Par contre mourir un 29 décembre, juste entre les fêtes, ce sera vraiment avoir été une chieuse jusqu’au bout, pas cool pour ma famille, s’il m’en reste.

blondinette @3:42:00 PM


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