mardi, juin 29, 2004
Cycle 70's
Dragouille Reflexions
Une foule opaque et bruyante, un microcosme de population humaine, surtout étudiante en réalité, condensée dans un hall, certes, aux dimensions impressionantes une fois vide, mais incroyablement étouffant maintenant.
Des couples qui se bisoutent sauvagement, pas perturbés le moins du monde par le p'tit Mickaël (prononcer Maïkeuuuul) de 15 ans 2/3, 1m 78, 4 boutons sur la joue gauche et 1 t-shirt Slipknot, qui louche, bave et reluque sans se cacher sur les bouches qui s'unissent et se désunissent dans de joyeux "POP". Et puis des célibataires venus entre potes, qui se sourient bêtement et cherchent des sujets de conversation passionants, autre que la météo (fait beau et chaud. stop.), le film qu'on va voir (y parait qu'il est génial.stop.) ou encore différentes remarques vestimentaires (trooop bô ton t-shirt.stop.).
Et puis des gens comme moi, qui sont juste venus au ciné pour se mater un film (tiens donc !) et dont la seule préoccupation, le temps de rester pointer ainsi dans les files d'attente, demeure cette tache bleue louche et incongrue sur le côté de ma Converse droite. Jusqu'à ce que je me rende compte que le garçon devant moi est digne d'intêret.
Quand "les autres filles" (comprenez ici celles qui semblent appartenir à une autre planète que la mienne, les Jenny-jeandanschaussettes-poitrineaerée-ptitberetdecôté-ceinturequibrille) parlent d'un "mec (je hais ce mot) digne d'interêt", c'est que le gus en question présente une combinaison subtile du genre 1) muscles saillants-chaîne en or-cheveux huileux 2) jogging crocro-moustachette lissée-sketba au prix d'un loyer....et autres arrangements subtiles. J'ai pas la prétention de choisir mieux que les autres, mais disons que j'ai des critères d'évaluation totalement différents.
Par exemple, ce "garçon digne d'interêt" en question. Digne d'interêt juste parce qu'il a un t-shirt "i'm a g33k" avec la Pacman touch et que c'est déjà ça. Juste parce qu'il a un jean normal avec une paire de chaussures normales. Juste aussi parce qu'il a une tête normale, mais faut bien l'dire, ne nous mentons pas, avec des yeux qui brillent et on sent que ça doit vous picoter le coeur quand il vous sourit. Puis juste surtout parce qu'il a l'air d'un mec normal. Normal et sympa. Certainement le genre de garçon qu'une majorité de filles trouveraient banal, voire carrément ininteressant et qui le rend donc encore un peu plus précieux à mes yeux. Celui aussi qui, d'après moi, a le plus de chance d'avoir une conversation intéressante. Je ne sais pas, ça se sent , ça se voit selon une tête, une attitude, la façon de regarder les gens, de leur parler, un look parfois. Le t-shirt, par exemple, qui ne peut être porté que par un geek justement, et doté d'un minimum d'humour et de goût pour porter ça. Un gars simple qui a des conversations de geek, souvent passionantes. C'est étrange d'établir des liens comme ça à partir d'un t-shirt, je sais, je le concois. Que ce soit clair, je déteste ça, le jugement physique, cette appréciation générale en fonction de votre tour de taille, de comment elle a de beaux vêtements, comment il est baraquééé.... Beurk et merde. Seulement parfois, je rentre là-dedans à ma façon. Sans notions de mensurations, juste de l'estimation de contenu un peu aléatoire et risquée.
Seulement, comment je fais alors, moi qui dénigre ce système de drague physique douteux, moi timide notoire mais qui peut encore trouver un peu d'humanité et de douceur chez quelqu'un de simple comme ce garçon, comment je dois m'y prendre quand je veux adresser la parole au garçon juste normal et bien en face de moi ???? Juste sans autre arrière pensées que celle de faire connaissance avec quelqu'un de sympa ? De faire un sourire sincère et d'en recevoir un en retour ? De faire comme les autres et d'étendre un peu mon cercle social limité ? Hein , comment ????
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Des couples qui se bisoutent sauvagement, pas perturbés le moins du monde par le p'tit Mickaël (prononcer Maïkeuuuul) de 15 ans 2/3, 1m 78, 4 boutons sur la joue gauche et 1 t-shirt Slipknot, qui louche, bave et reluque sans se cacher sur les bouches qui s'unissent et se désunissent dans de joyeux "POP". Et puis des célibataires venus entre potes, qui se sourient bêtement et cherchent des sujets de conversation passionants, autre que la météo (fait beau et chaud. stop.), le film qu'on va voir (y parait qu'il est génial.stop.) ou encore différentes remarques vestimentaires (trooop bô ton t-shirt.stop.).
Et puis des gens comme moi, qui sont juste venus au ciné pour se mater un film (tiens donc !) et dont la seule préoccupation, le temps de rester pointer ainsi dans les files d'attente, demeure cette tache bleue louche et incongrue sur le côté de ma Converse droite. Jusqu'à ce que je me rende compte que le garçon devant moi est digne d'intêret.
Quand "les autres filles" (comprenez ici celles qui semblent appartenir à une autre planète que la mienne, les Jenny-jeandanschaussettes-poitrineaerée-ptitberetdecôté-ceinturequibrille) parlent d'un "mec (je hais ce mot) digne d'interêt", c'est que le gus en question présente une combinaison subtile du genre 1) muscles saillants-chaîne en or-cheveux huileux 2) jogging crocro-moustachette lissée-sketba au prix d'un loyer....et autres arrangements subtiles. J'ai pas la prétention de choisir mieux que les autres, mais disons que j'ai des critères d'évaluation totalement différents.
Par exemple, ce "garçon digne d'interêt" en question. Digne d'interêt juste parce qu'il a un t-shirt "i'm a g33k" avec la Pacman touch et que c'est déjà ça. Juste parce qu'il a un jean normal avec une paire de chaussures normales. Juste aussi parce qu'il a une tête normale, mais faut bien l'dire, ne nous mentons pas, avec des yeux qui brillent et on sent que ça doit vous picoter le coeur quand il vous sourit. Puis juste surtout parce qu'il a l'air d'un mec normal. Normal et sympa. Certainement le genre de garçon qu'une majorité de filles trouveraient banal, voire carrément ininteressant et qui le rend donc encore un peu plus précieux à mes yeux. Celui aussi qui, d'après moi, a le plus de chance d'avoir une conversation intéressante. Je ne sais pas, ça se sent , ça se voit selon une tête, une attitude, la façon de regarder les gens, de leur parler, un look parfois. Le t-shirt, par exemple, qui ne peut être porté que par un geek justement, et doté d'un minimum d'humour et de goût pour porter ça. Un gars simple qui a des conversations de geek, souvent passionantes. C'est étrange d'établir des liens comme ça à partir d'un t-shirt, je sais, je le concois. Que ce soit clair, je déteste ça, le jugement physique, cette appréciation générale en fonction de votre tour de taille, de comment elle a de beaux vêtements, comment il est baraquééé.... Beurk et merde. Seulement parfois, je rentre là-dedans à ma façon. Sans notions de mensurations, juste de l'estimation de contenu un peu aléatoire et risquée.
Seulement, comment je fais alors, moi qui dénigre ce système de drague physique douteux, moi timide notoire mais qui peut encore trouver un peu d'humanité et de douceur chez quelqu'un de simple comme ce garçon, comment je dois m'y prendre quand je veux adresser la parole au garçon juste normal et bien en face de moi ???? Juste sans autre arrière pensées que celle de faire connaissance avec quelqu'un de sympa ? De faire un sourire sincère et d'en recevoir un en retour ? De faire comme les autres et d'étendre un peu mon cercle social limité ? Hein , comment ????
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dimanche, juin 27, 2004
Post 32
Ca faisait longtemps que j'avais pas autant rit (nan, en vraie, ça m'arrive quasi-quotidiennement, mais quand même, ce Mr Moyen..).
PS : David Hasselof a la même démarche que John Travolta dans Saturday Night Fever. C'est rien mais le noter me fait plaisir. Maintenant imaginez vous l'inimaginable : David H. en Vincetn Vega et John T. en Mitch-maillot rouge. Et ouais.
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PS : David Hasselof a la même démarche que John Travolta dans Saturday Night Fever. C'est rien mais le noter me fait plaisir. Maintenant imaginez vous l'inimaginable : David H. en Vincetn Vega et John T. en Mitch-maillot rouge. Et ouais.
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samedi, juin 26, 2004
Hey child, you're so full of woe
Unbelievable. L'esprit tellement occupé en ce moment ( le bac, la couleur du ciel, ce genre de conneries..) que ma mémoire sélective a totalement occulté des pans entiers de "things-to-do".
C'est l'aménagement débile de la Fnac qui a joué le rôle de piteux electro-choc. La pochette reperée dans un coin l'oeil. Le nom en lettre majuscules au-dessus pour les débiles non-informés qui, on ne sait jamais, risqueraient de penser que Lorie s'est teinte en brune (c'est bien connu, les Fnacs sont remplies de fans de Lorie desorientés). Puis les images qui défilent en cascade. La couv' du Rock&Folk, pas encore ouvert mais posé en évidence sur le sol de ma chambre. Le concert, une semaine pile. Polly Jean, moi et des milliers d'autres. Sotte de moi, j'ai oublié le nouvel album.

J'ai toujours eu un peu de mal avec PJ Harvey. Après l'avoir prise pour une allumée sans interêt, juste bonne à contenter des intellos rigides frigides (foules, dechainez-vous), ben .. j'ai j'avoue avoir enfin écouté un disque. L'avoir trouvé vraiment déjantée, alors, et du coup, l'avoir aimé. Le genre de fille spéciale dont on peut rester des moments entiers devant ses photos étranges tellement tout paraît sorti d'une autre dimension. J'ai beau ne toujours pas être une accro (quoiqu'avec PJ, on est accro où on l'est pas), c'te fille me fascine avec sa dégaine de décharnée, bouche de vampirella à la tomate, frange de sauvageonne... Uh uh her. Mouis. Ca caresse efficacement les tympans. Tasty. Quelques fuck pour détendre l'atmosphère. De la guitare sèche qui passe entre les cellules en ébulition. Ca se laisse entendre les soirs de grisaille où l'on caresse les murs avec les mains parce qu'on s'ennuie. Et même bien plus que ça.
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C'est l'aménagement débile de la Fnac qui a joué le rôle de piteux electro-choc. La pochette reperée dans un coin l'oeil. Le nom en lettre majuscules au-dessus pour les débiles non-informés qui, on ne sait jamais, risqueraient de penser que Lorie s'est teinte en brune (c'est bien connu, les Fnacs sont remplies de fans de Lorie desorientés). Puis les images qui défilent en cascade. La couv' du Rock&Folk, pas encore ouvert mais posé en évidence sur le sol de ma chambre. Le concert, une semaine pile. Polly Jean, moi et des milliers d'autres. Sotte de moi, j'ai oublié le nouvel album.

J'ai toujours eu un peu de mal avec PJ Harvey. Après l'avoir prise pour une allumée sans interêt, juste bonne à contenter des intellos rigides frigides (foules, dechainez-vous), ben .. j'ai j'avoue avoir enfin écouté un disque. L'avoir trouvé vraiment déjantée, alors, et du coup, l'avoir aimé. Le genre de fille spéciale dont on peut rester des moments entiers devant ses photos étranges tellement tout paraît sorti d'une autre dimension. J'ai beau ne toujours pas être une accro (quoiqu'avec PJ, on est accro où on l'est pas), c'te fille me fascine avec sa dégaine de décharnée, bouche de vampirella à la tomate, frange de sauvageonne... Uh uh her. Mouis. Ca caresse efficacement les tympans. Tasty. Quelques fuck pour détendre l'atmosphère. De la guitare sèche qui passe entre les cellules en ébulition. Ca se laisse entendre les soirs de grisaille où l'on caresse les murs avec les mains parce qu'on s'ennuie. Et même bien plus que ça.
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vendredi, juin 25, 2004
Ericons...
Dorénavement, mes mails ne comporteront plus de petits smileys jaunes et stupides comme des oeufs au plat ( c'est pas vrai, love you), mais je mettrais mes Emoticons Eric plus vrai que vrai.Ce gars est génial.
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jeudi, juin 24, 2004
Shit Recup'
mercredi, juin 23, 2004
Divx are good for your children
Dire que dans ma prime jeunesse, pourtant pas bien lointaine, j'ai été éduquée aux Martines (dis comme ça, c'est vrai qu'on dirait un pensionnat de jeunes filles bien rangées forgées à la canne sèche qui claque, mais je ne parle que de la collec de livres là), au club Dorothée et aux activités pédagogiques (jeux d'eau, poterie, mosaïque, peinture sur verre,..), alors qu'il y avait un réel potentiel à exploiter du côté cinématographique (j'me suis bien rattrappée depuis).
Les gosses de l'an 2000, eux, dès 5 ans ils auront au moins la chance d'entrer en contact avec les notions de père/enfant, de l'amitié, de la responsabilité... tout ça avec Némo. Après, on se programme une petite initiation biologique avec Bug's Life. Après, ils peuvent se dévergonder un peu. 8 ans, "qu'est-ce que la rébellion ?" avec le rebelle number1, Robin Hood, perfecto et santiags en moins. 12 ans, education sexuelle débridée avec Billy Eliott, sauvageon à tendance homo qui terorrise sa ville de bons crethios. 13, le moment d'aborder le thème de la drogue et de l'alcool avec Moulin Rouge, orgie d'abus, c'est bien connu....
Par contre, nos spécialistes vous déconseillent fortement le visionnage de La Boum ("shows children sneaking around to avoid their parents' rules", hou là là), Grease ("contains gross profanity") ou encore Shakespeare in Love ('"with many views of the heroine’s breasts", Gwyneth quoi, english literature is obscene, you see). Vous vous rendez même pas compte de tout ce à côté de quoi ils passent avec ça.
Très franchement, les Mystérieuses Cités d'Or ou Ulysse 31 n'avaient peut-être pas de mention Ethical Emphasis ou encore "Learning Citizenship" mais ils m'en ont appris bien plus que tous les films cités là-dedans (ya même pas Fight Club, ni même LOTR, bande de nouilles froides).
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Les gosses de l'an 2000, eux, dès 5 ans ils auront au moins la chance d'entrer en contact avec les notions de père/enfant, de l'amitié, de la responsabilité... tout ça avec Némo. Après, on se programme une petite initiation biologique avec Bug's Life. Après, ils peuvent se dévergonder un peu. 8 ans, "qu'est-ce que la rébellion ?" avec le rebelle number1, Robin Hood, perfecto et santiags en moins. 12 ans, education sexuelle débridée avec Billy Eliott, sauvageon à tendance homo qui terorrise sa ville de bons crethios. 13, le moment d'aborder le thème de la drogue et de l'alcool avec Moulin Rouge, orgie d'abus, c'est bien connu....
Par contre, nos spécialistes vous déconseillent fortement le visionnage de La Boum ("shows children sneaking around to avoid their parents' rules", hou là là), Grease ("contains gross profanity") ou encore Shakespeare in Love ('"with many views of the heroine’s breasts", Gwyneth quoi, english literature is obscene, you see). Vous vous rendez même pas compte de tout ce à côté de quoi ils passent avec ça.
Très franchement, les Mystérieuses Cités d'Or ou Ulysse 31 n'avaient peut-être pas de mention Ethical Emphasis ou encore "Learning Citizenship" mais ils m'en ont appris bien plus que tous les films cités là-dedans (ya même pas Fight Club, ni même LOTR, bande de nouilles froides).
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Erase and Rewind
Ce film m'énervait déjà par tout le débat qui l'entourait sournoisement. Irréversible : film d'une violence insoutenable ou après tout pas bien plus effrayant qu'un horror show de série B ? Fallait bien finir par y jeter un, voire deux yeux perplexes.
Perso, rien de traumatisant à mon goût. Bon, il faut noter que je suis devenue particulièrement résistante au poid de la mise à en scène et que je m'attendais presque au pire. Une scène de viol, certes et sans hésitation, atroce car filmée en petit voyeurisme malsain, lumière rouge et bruits sourds. On détourne les yeux, et on souffle, à bout, en ésperant que ça passe vite, mais c'est pas le cas.
Le pire pour moi, c'est le début. Filmé en total freestyle, caméra au poing, à l'épaule, en roue libre et en bouli bouli de cameraman fou. Lumière rouge sur fond de gémissements animals, cadre oblige (une boîte homo, Le Rectum, so appropriated). L'impression désgréable que le film est en odorama tellement l'imagination prend le dessus et surtout un mal de mer insistant qui dérange plus qu'il ne choque. Glauque poisseux qui colle aux yeux.
Et puis une Bellucci, exaspérante dans ses attitudes de cover girl et avec son accent chucho-chuintant de travelo latino fraîchement immigré (ok, à la base, déjà, je l'aime pas) et un Cassel, tantôt Cassimodo sanguinaire, tantôt bellâtre plutôt charismatique. Les deux dans une intimité de couple poussée, voyeuse elle aussi. Monica qui s'étire à poil et fait pipi porte ouverte (mais sans musique, quelle bécasse !) dans son appart cosy. Vincent qui caresse Momo. Momo qui râle ( à sa manière hein, "Naah, awête ça, j'ème pa quoand tou fé ça") mais qui en soupire de plaisir. Vivi qui sort, sous-vêtements en option, acheter une bouteille de vinasse au Carrouff du coin. Blablabla....
J'ai pourtant appris à chercher de l'intéressant même dans des films que tout le monde (mouais, j'me comprend) trouve lents et vides. Mais là, je trouve que Noe s'est surtout plu à faire du bruit autour de quelques scènes chocs, jouant sur la vague d'une pseudo-originalité française dans la réalisation et surfant vicieusement sur la vague du tabou, le reste étant d'une banalité esthetico-exibo pas follichone. Je veux bien y trouver tout un thème, sur le temps qui joue un rôle, les malchances qui vous tombent dessus alors que vous êtes heureuse et tout,...
Pas franchment mauvais c'est vrai, mais si je veux avoir mal au ventre, très franchement, la prochaine fois je reprend Austin Power et j'me bidonne...
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Perso, rien de traumatisant à mon goût. Bon, il faut noter que je suis devenue particulièrement résistante au poid de la mise à en scène et que je m'attendais presque au pire. Une scène de viol, certes et sans hésitation, atroce car filmée en petit voyeurisme malsain, lumière rouge et bruits sourds. On détourne les yeux, et on souffle, à bout, en ésperant que ça passe vite, mais c'est pas le cas.
Le pire pour moi, c'est le début. Filmé en total freestyle, caméra au poing, à l'épaule, en roue libre et en bouli bouli de cameraman fou. Lumière rouge sur fond de gémissements animals, cadre oblige (une boîte homo, Le Rectum, so appropriated). L'impression désgréable que le film est en odorama tellement l'imagination prend le dessus et surtout un mal de mer insistant qui dérange plus qu'il ne choque. Glauque poisseux qui colle aux yeux.
Et puis une Bellucci, exaspérante dans ses attitudes de cover girl et avec son accent chucho-chuintant de travelo latino fraîchement immigré (ok, à la base, déjà, je l'aime pas) et un Cassel, tantôt Cassimodo sanguinaire, tantôt bellâtre plutôt charismatique. Les deux dans une intimité de couple poussée, voyeuse elle aussi. Monica qui s'étire à poil et fait pipi porte ouverte (mais sans musique, quelle bécasse !) dans son appart cosy. Vincent qui caresse Momo. Momo qui râle ( à sa manière hein, "Naah, awête ça, j'ème pa quoand tou fé ça") mais qui en soupire de plaisir. Vivi qui sort, sous-vêtements en option, acheter une bouteille de vinasse au Carrouff du coin. Blablabla....
J'ai pourtant appris à chercher de l'intéressant même dans des films que tout le monde (mouais, j'me comprend) trouve lents et vides. Mais là, je trouve que Noe s'est surtout plu à faire du bruit autour de quelques scènes chocs, jouant sur la vague d'une pseudo-originalité française dans la réalisation et surfant vicieusement sur la vague du tabou, le reste étant d'une banalité esthetico-exibo pas follichone. Je veux bien y trouver tout un thème, sur le temps qui joue un rôle, les malchances qui vous tombent dessus alors que vous êtes heureuse et tout,...
Pas franchment mauvais c'est vrai, mais si je veux avoir mal au ventre, très franchement, la prochaine fois je reprend Austin Power et j'me bidonne...
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dimanche, juin 20, 2004
Are You A Drama Queen?
Maintenant que ça c'est fait, je peux y aller.
Your Score is: 9
6-9 Drama Diva
You certainly stand out in a crowd. If something doesn't quite go your way, then you're going to let everyone know about it — whether you know them or not. It might not hurt to tone it down a little, however, as shock value is not always the best form of communication.
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Your Score is: 9
6-9 Drama Diva
You certainly stand out in a crowd. If something doesn't quite go your way, then you're going to let everyone know about it — whether you know them or not. It might not hurt to tone it down a little, however, as shock value is not always the best form of communication.
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You got your good thing and I've got mine ...
Je suis ce que vous détestez le plus.
L'archetype lointain de celle dont les descriptions, unanimement réunies autour de l'expression "ptite conne", fleurissent decidela. La fille de moins de vingt ans révolus, la pétasse tout droit sortie du berceau pour aller squatter les fosses de concerts enfumées, celle qui ne connaît (lueur de dédain dans vos yeux mesdames, messieurs) les Pixies QUE depuis 1998, soit déjà 5 putain d'années trop tard. Laissez au moins au moins le maigre privilège de préciser que je ne me suis pas précipité sur la compil' avec la sortie de Fight Club (que pourtant j'adule, Fincher rules), mais que, je ne sais trop comment (don d'un généreux cousin, erreur dans les cartons, achat insensé sans trop savoir) Doolittle s'est, par un hasard total et heureux, retrouvé au milieu de ma maigre discothèque de 2 titres bariolés.
Seulement avouez que c'est plus difficile de faire passer Tame dans une petite boum de cinquièmes bisouteurs, que de la bonne soupe diluée à big love, toujours et coeur.
Je reste donc seule à grandir avec cette lueur de vraie bonne culture musico dans le crâne, redécouvert 2 ans plus tard, et de suite adopté avec une timide mais profonde admiration entretenue à coup d'achats de Cds et de Rock & Folk et compagnie ( si je choppe un jour celui qui me les as volés, je lui écorche la peau du nez avec un éplucheur à patate).
Je tente de me justifier, mal, alors que j'en ai pas envie. Tout ça pour dire que, faute d'argent et de temps, je me contenterai de quelques minutes de Pixies dans un festival, et cela plutot 2 fois le foie écrasé contre une barrière en métal que par bande son une fois dans ma chambre. J'vais pas, comme une majorité honteuse de mon âge, me coltiner des "Hey", "Yo" & "R'n'B go go" pour vous contenter, pour que vous puissiez me haïr "normalement" comme tous ces autres tanches de dzeuns qui vous empoisonnent la vie. Je prefère mille fois me faire detester parce que j'aime les Pixies à mon âge, de loin.
Sur ce, je vous salue et je vous dis MERDE.
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L'archetype lointain de celle dont les descriptions, unanimement réunies autour de l'expression "ptite conne", fleurissent decidela. La fille de moins de vingt ans révolus, la pétasse tout droit sortie du berceau pour aller squatter les fosses de concerts enfumées, celle qui ne connaît (lueur de dédain dans vos yeux mesdames, messieurs) les Pixies QUE depuis 1998, soit déjà 5 putain d'années trop tard. Laissez au moins au moins le maigre privilège de préciser que je ne me suis pas précipité sur la compil' avec la sortie de Fight Club (que pourtant j'adule, Fincher rules), mais que, je ne sais trop comment (don d'un généreux cousin, erreur dans les cartons, achat insensé sans trop savoir) Doolittle s'est, par un hasard total et heureux, retrouvé au milieu de ma maigre discothèque de 2 titres bariolés.
Seulement avouez que c'est plus difficile de faire passer Tame dans une petite boum de cinquièmes bisouteurs, que de la bonne soupe diluée à big love, toujours et coeur.
Je reste donc seule à grandir avec cette lueur de vraie bonne culture musico dans le crâne, redécouvert 2 ans plus tard, et de suite adopté avec une timide mais profonde admiration entretenue à coup d'achats de Cds et de Rock & Folk et compagnie ( si je choppe un jour celui qui me les as volés, je lui écorche la peau du nez avec un éplucheur à patate).
Je tente de me justifier, mal, alors que j'en ai pas envie. Tout ça pour dire que, faute d'argent et de temps, je me contenterai de quelques minutes de Pixies dans un festival, et cela plutot 2 fois le foie écrasé contre une barrière en métal que par bande son une fois dans ma chambre. J'vais pas, comme une majorité honteuse de mon âge, me coltiner des "Hey", "Yo" & "R'n'B go go" pour vous contenter, pour que vous puissiez me haïr "normalement" comme tous ces autres tanches de dzeuns qui vous empoisonnent la vie. Je prefère mille fois me faire detester parce que j'aime les Pixies à mon âge, de loin.
Sur ce, je vous salue et je vous dis MERDE.
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vendredi, juin 18, 2004
Pas de chance...
Nan, je n'étais pas morte dans d'affreuses souffrances, ni lassée un peu vite de la "vie de bloggeuse" (beurk), juste (pré)occuppée par quelques formalités administratives, le bac, les convocs dechirées, les fucking prévisions des sujets pour élèves pressés, toutes ces conneries quoi. Alors, sous pretexte de décompresser, alors que c'est ce qu'on fait depuis au moins 6 mois, on enchaine les sorties dans des salles au carrelage froid, avec des DJ improvisé qui ont des goûts de chiottes, mais on se trémousse un peu quand même parce que sinon c'est mort et qu'on est plus totalement lucide non plus. Des couples se forment dans les environs de nos pistes de danse improvisées. Se relèvent au petit jour avec des vêtement tachés par l'humidité de l'herbe, et se défont avec des sourires gênés et une version des faits différentes. On est des djeunsss abrutis qui partent en déconfiture et on en est passablement fier. Au moins jusqu'à la seconde aspirine.
Ce moment d'euphorie passé, commencera alors le vrai bon moment pour moi. Pouvoir me lever à l'heure que je veux, même si je n'ai dormi que 5 heures, lire où je veux, les pieds à la merci du soleil, caresser les mots, me lier à des personnages de papier.... m'enfiler des séries de films à profusion et en avoir mal au coeur du rouge sang des sièges, du popcorn qui chatouille la gorge, des bandes-annonce à profusion et biensûr du reste... me reveiller au son d'une voix connue et sourire, me nourrir de guitares, de batterie affollée, me pressez dans la foule en scrutant la scène, trépigner des pieds et sentir son coeur imploser quand le refrain s'insinue dans l'air... C'est les vacances, enfin. Et j'ai bien l'intention d'en profiter.
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Ce moment d'euphorie passé, commencera alors le vrai bon moment pour moi. Pouvoir me lever à l'heure que je veux, même si je n'ai dormi que 5 heures, lire où je veux, les pieds à la merci du soleil, caresser les mots, me lier à des personnages de papier.... m'enfiler des séries de films à profusion et en avoir mal au coeur du rouge sang des sièges, du popcorn qui chatouille la gorge, des bandes-annonce à profusion et biensûr du reste... me reveiller au son d'une voix connue et sourire, me nourrir de guitares, de batterie affollée, me pressez dans la foule en scrutant la scène, trépigner des pieds et sentir son coeur imploser quand le refrain s'insinue dans l'air... C'est les vacances, enfin. Et j'ai bien l'intention d'en profiter.
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