:: nice girls don't finish last ::

mercredi, février 25, 2004

Let's go kill people... 

J'men fout complétement.
Je m'en tape de savoir qu'une paire de Converse roses n'iraient concretement avec aucune pièces de ma garde-robe.
Autant que de savoir si j'ai gagné au loto hier. De toute façon ça n'arriverai pas pour la simple mais implacable raison que je ne joue pas. Le jeu est mauvais, le jeu est arme du grand cornu. Seul le démineur et quelques parties de AOE sont tolerées. Ma tête se vide à mesure que les mines apparaissent. Je les explose par plaisir vicieux, le sourire affiché franchement aux lèvres, en esperant qu'elles petent sous les pieds de quelques pétasses aux noms en suspend dans ma tête.

Ca m'est plus qu' égal de savoir qu'elles trouvent bizzare d'aduler Kurt Cobain ou encore Cure. Elles, elles aiment Eminem et son petit bonnet so sexxxxxxxy, J.Lo et ses déhanchements dénudés sur de l'easy listening, et autres bipèdes se trémoussant sans complexes sur des rythmes acidulées, arborant fièrement string ficelle et bracelet de poing sur clash de fric à gogo et de guerre sociale. Sur ce point là, je suis méchante gratuitement je le conçois, car je n'en pense pas tant.
Mais soyons réalistes, des années auparavant, elles auraient été fans de Claude François, se jetant à ses pieds et lui quémandant à coups de hurlements un autographe sur la naissance du sein gauche. Les riffs de guitare leur arrachent des grimaces que j'ai moi-même envie de fignoler à coups d'ongles plantés dans la chair trop rose de leurs joues trop pomponnées. Offrez moi de quoi faire disparaître quelques âmes et le monde se couchera en meilleur forme ce soir.


Peu m'importe qu'elles pensent que je suis folle, schizo ou même étrange. Et si je l'était vraiment ? Je le suis certainement, un peu des trois à la fois, un savoureux mélange je trouve. Qu'une d'elle me demande encore, la tête inclinée comme pour faire semblant de comprendre mes posters, si Nirvana n'est pas "un vieux groupe ringard, y a même un qu'est mort je crois ?" et mon karma prendra un sacré coup dans la gueule. Les pommes sont rouges, le sang aussi. Je ferme les yeux, donnez moi de quoi achever quelques volailles : poules ou dindes, je me laisse le choix de la viande. La batterie frappe mes tympans avec bonheur et couvre leurs ricanements de poupées superficielles. Elles ne connaissent rien, ne veulent même pas ouvrir les yeux.

Et ça me fait sincèrement plaisir, chaud au coeur, de savoir que je détient un trésor qu'elle ne connaitront jamais, ne comprendraient pas et ne se doute même pas qu'il est là, à leur pieds, dans leurs radios, dans ses rayons de Cd qu'elles n'approchent même pas...

Tanpis pour elles. Le trésor est à moi.

blondinette @9:51:00 PM


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