samedi, mars 24, 2007
girl scout cookies & wmns air force 1s glitter pack
the 4th season of the l word. definitely worth waiting.
and have I already mentioned how i was into how i met your mother ?
ces quelques jours de vacances m'ont fait un bien fou. retrouver best friend et les autres. à ce moment là il y avait du soleil et tout était plus facile. faire le plein de plats asiatiques, de sf cyberpunk et de vêtements emo. une expédition de 340 km pour se ravitailler en fringues, jerseys, en sneakers. de grosses soirées, cinq cent personnes sautant sur du dirty south, des casquettes et des ballons. une autre passée debout sur les quais, frissonants et hilares de notre propre bêtise. finit la canette, secoue son hoody et s'allonge. le bruit des jetons dans la machine à sous. la couleur des rubans accrochés à la roue arrière du vélo de sa petite soeur. les doigts collants de sucre des bonbons finis avant que la seconde scéance n'ai commencé. passer des bons moments entre nous, juste à trainer. ce qu'on avait pas fait finalement depuis des mois j'ai pensé. je l'ai dit à haute voix dans la voiture alors qu'on rentrait d'une soirée parmi d'autres. ils sont restés silencieux mais ils ont hochés la tête.
[crime mob - circles]
[kid sister - pro nails]
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mardi, février 20, 2007
someones second kiss
on est seulement mardi. mardi et déjà un enterrement, une putain de grippe, une rupture, une dispute, deux mauvaises nouvelles.
je me souviens pas de m'être jamais sentie aussi seule. et pas comme j'en ai l'habitude, à l'écart des gens, de mes amis, la fille un peu solitaire. non, physiquement seule. seule comme quand j'ai mon portable en mains les yeux dans le vide et je ne sais plus qui appeller.
il y a des jours où j'ai vraiment du mal à être optismiste. à relativiser.
on est seulement mardi.
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lundi, janvier 15, 2007
it better be legen-wait for it-dary
okay, 2006, année test, comme ces jours où tu n'as que la hâte de t'endormir pour arriver au lendemain. mais sur 1 an.
début d'année glacé. à chaque proposition, tu réponds 'non, il fait trop froid, je reste chez moi'. cacao et dvd. avec partenaires privilégiés. méthode éprouvée, ça a bien fait le tri à l'extérieur, de la place dans le répertoire. je suis revenue dès que la température permettait les ptits t-shirts et les perrier citron en terrasse. smoothie chocolat, je ressort mes tongs, tombe amoureuse quelques jours. période des exams, ces moments sérieux où je change de paire de lunettes, triple ma conso de thé et lui passe mon zéro six sur un post-it vert. l'amour, un peu, ce type inaccessible, trop parfait pour être vrai, nos photos, son rire étrange, ses baisers, sa copine. reprendre ce ptit boulot d'été, les chemisettes smockées et les ballerines, je tente la ponctualité, le respect, la sociabilité, la vie d'adulte, je loupe, pas pour moi, pas encore. on arrête de faire les sérieux dès que la paie tombe. les vacances, les sourires, la folie. on organise des sorties mignonnes, on se noie mutuellement à la piscine du coin, on fait les beaux dans un resto, on joue à la bande de potes sans histoires même si tout le monde sait. sur les photos on est souriants, grimaçants, colorés, bourrés, pleins de vêtements neufs et de verres vides. des milliers de photos pour se souvenir. qu'on avait jamais envie d'arrêter. que même après huit heures on en redemandait encore. les soirées en allemagne. le foot. les nuits blanches. les réveils avec la langue pâteuse et les cellules grises qui s'entrechoquent. les concours de verres. les partenaires d'une soirée. les drinking games. les moments de reculs, qu'est-ce que j'fout là. mes kitten heels niquées par un week-end trop extrême. toutes ces soirées prolongées sur des parkings, à jouer les djs sur un autoradio. le snap, le lean and rock, le poole palace, le pop lock drop, la chicken noodle soup. les compét' de baskets improvisées, ramener des gens chez eux, toujours vouloir être le dernier à sortir de la voiture, y passer des heures, devant chez toi quand ton papa partait travailler sous un ciel rose et que tu remettais vite ton t-shirt. cachés sous la déco et la gueule de bois, les déceptions. les amourettes pas sérieuses qu"on ne présente à personne. les amis qui partent. best friend qui part. les chagrins d'amour qu'on cache sous des sourires forcés. le rimmel qui coule. les amitiés qui se renforcent (savoir que maintenant il est là) et celles qui deviennent ambiguës (ne plus oser le regarder dans les yeux). les larmes, les maux de cœur, les retours d'aéroports avec les mains qui tremblent, les évènements déchirants et irréversibles qui laissent à cette année un goût de gâteau raté. notre groupe d'amis qui se déchirent, se séparent, s'éloignent. la rentrée, l'électro, les embouteillages. l'accident et le repos forcé, la maison, mon lit, mon portable éteint. death cab toujours. la douleur et des millions de larmes. les escaliers deviennent un cauchemar. pas tout à fait remise encore. on tente la relativisation, la positive attitude, ces conneries là. melrose perd antm, carry dee gagne, je rigole. une fin d'année sympa. mes amis sont sympas. une bande de mecs sympas. ballin on x-mas à l'arrière du hammer-limousine et ce verre de henessy en trop. mes dizaines d'heures perdues devant des séries. je suis accro à ugly betty et à how i met your mother, hiro est mon nouveau héros, sugar rush me fascine, the o.c. réussit à redevenir sympa mais c'est trop tard (taylor and ryan ? whatthefuck ?), les femmes désespérées et les aventures de grey qui commencent à manquer de piquant, on mise un max sur l'arrivée de la bombasse dans lost, logan a fendu le cœur de véronica et le mien, lucas sees dead people, lorelai fait vraiment nimp, je demande le retour de mike jones dans prison break, le nouveau défilé victorias secret était mignon, le film hard candy, à la fin de la 2nde saison de my name is earl je commence à rire moins. noël était bien. figues et foie gras. chants acapella sur une place sans neige. la gueule de bois. les mains bleues dans le froid. le nouveau ttc. de nouvelles chaussures. la cb qui crâme. nouvel an avec des gens qu'on aime et d'autres moins. black dress code. hot tequila brown. on lance de petites fusées bleues et dorées vers le ciel. des regards plus insistants vers le sien. des bisous sur le dernier coup de minuit. 2006 et les milliers de kilomètres en voiture la nuit. des anecdotes à ressasser pour longtemps. des chansons qu'on a écouté en boucle pendant des jours et qui dorénavant nous rappellerons pleins de choses dès les premières secondes. ces dizaines de clips vidéos. ces centaines de garçons, en polo, en pull bleu ou baskets cement, drôles, tristes, amoureux, saouls, inintéressants ou pas.
on attend tous quelque chose de la nouvelle année. une histoire d'amour qu'on ne regrettera pas, les jordan black toe, crunk rock, un concert affolant, de nouvelles rencontres, de nouveaux souvenirs. j'ai envie de croire que 2007 ne peut être que mieux.
[tekilatex ft. lio - les matins de paris]
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mardi, novembre 07, 2006
just give me a reason to get dressed in the morning
j'ai jamais trop aimé le mois d’octobre, je découvre qu’il ne m’aime pas non plus. quand comme moi on est persuadé depuis l’âge de 6 ans que le jour de la rentrée est une preview de l’année à venir, je crois que cette année encore ne me portera pas chance. trois quart d’heure après le début du cours, les portes qui claquent, une centaine de têtes fatiguées qui se tournent à l’unisson vers moi et la sensation de lire limpidement dans leurs pensées. qu’ils ne m’attendaient plus, que mon retard n’étonne personne, qu’après tout je fais un peu parti des meubles ici, qu’en quatre mois de vacances je n’ai manqué à personne, que certains se demandent encore ce que je leur réserve comme lot de bizarreries cette année, et surtout deux secondes plus tard une indifférence collective puissante.
très vite on retrouve ses repères futiles, ses petites habitudes débiles. les réveils assise en tailleur devant dora, pyjama peau de pêche rose et chocopops, se frotter les yeux comme si j’avais quinze ans de moins. les sourires matinaux pour voler des places de parkings aux conducteurs un peu distraits. je continue de payer mon panini avec des pièces couleur bronze. étendre son horizon de relations visuelles, ces gens, filles ou garçons, avec qui l’on se regarde à chaque croisement toujours très aléatoires, quelques secondes de plus que ce qu'il faudrait, pour des raisons diverses : une impression de déjà-vu, une paire de sneakers respectable, une leçon de séduction. rater toujours la même marche du même escalier, extraordinaire. le magistral coup de pompe de 14h30, une habitude vieille de cinq ans. la distribution naturelle de nicknames stupides et de noms de codes aux nouveaux personnages de cette grande scène qu’est la fac. les heures creuses posées inertes, toujours sur le même banc-radiateur, deux an d’occupation inactive. les œillades rougissantes à un jboy de plus en plus attractif, de plus en plus insolent visuellement. les retours à la maison quand l’excitation prend le dessus et les chorégraphies pour distraire les gens dans les embouteillages.
on repend un rythme busy-busy, une vie étudiante et une vie sociale, la boucle bouclée, le portable qui sonne régulièrement, partitionner ses journées entre obligations et plaisir, grappiller des miettes de sommeil pour mieux repartir le lendemain.
puis mon corps qui décide de perdre patience, de jeter l’éponge, de faire un break. violemment. odeur d’éther, bras bleuis et dosage hebdomadaire de comprimés. ma peau au goût de paracétamol. solitude, ces longs moments allongée sur un lit à regarder au plafond. on parle d’heures entières. j'allège considérablement ma liste 'to read' et regarde série sur série. je pense qu’à ce rythme hallucinant d’ici trois ans je pourrait envisager d'écrire une thèse ou un bouquin conséquent sur les séries américaines. je me pose mille questions. pendant quelques minutes je ne suis plus sûre de la couleur de ses yeux et ça me bouleverse. mes larmes presque épuisées. la douleur m'empêche de dormir. j'ai des idées que j’oublie instantanément. mon moral fait des vagues, je suis frustrée, je suis déçue, je suis folle. dans ma tête se jouent des caprices terribles, plus de mon âge, je veux sortir, je veux les voir, je veux du contact humain, ne serait-ce qu’accrocher un regard dans la rue, je veux du bruit et de la vitesse, je veux, je veux, oh je veux si fort. et je me demande souvent ce qu’il font à ce moment précis, et ce qu’il a seulement remarqué mon absence. dur d'être consciente que derrière la vitre le reste du monde tourne très bien sans vous, je loupe ça, je loupe des moments avec eux, des moments avec toi, je loupe halloween, une fête trop extrême et absurde pour que ça ne soit pas une de mes favorites, je loupe les cours, je ne répond plus au téléphone, mon myspace est en veille, je ne parle plus sur msn, je n'ai rien à dire. je ne veux pas qu’ils viennent me voir, je ne veux pas les faire s’asseoir par terre dans ma chambre ou sur les canapés du salon et prétendre que tout va bien, que ma bonne humeur est légendaire et inébranlable, qu'après tout c'est qu'un moment à passer, et entendre le résumé de leurs vies là dehors, c’est génial, c’est comme d’hab mais sans toi bien sur, tu devineras jamais ce qu'on a fait, non, je ne veux pas deviner. je veux attendre, que ça passe, que ça cicatrise, que ça ne se voit plus, pour réintégrer ce groupe éphémère que nous formons comme si de rien n’était, faire comme à ‘mon’ habitude, lui téléphoner à lui, à la même heure, le même jour et revenir dans leurs vies comme si je n’avais jamais disparue.
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mercredi, septembre 20, 2006
summer end 06
ça fait quand même au moins trois semaines que ça sent la fin des vacances à plein nez. la pluie nous avait mis sur la voie, et on a fait comme si de rien était mais on sentait bien alors que c’était déjà plus trop ça. mes vacances ça a été un grand fouillis, des jours de travail dans une pièce à 40°, réaliser mon rêve quatre semaines de suite, être une héroïne de série, pam de the office, mais sans jim, j'aurai adoré avoir un jim, de la natation, des yeux rougis, cheveux éclaircis, des siestes de huit heures couchés sur la terrasse casquette sur les yeux, des voyages en voiture avec Lui qui gère l’autoradio avec toute l’exigence et l'égoïsme qu’il peut y mettre, faire des km pour un exotic milkshake tous les mardis soirs sans exceptions, des jupes de toutes les couleurs et mes tongs, un cours de krump, des amourettes de vacances, trois fois rien, ce baiser inattendu en me déposant chez moi, ne plus fermer les yeux mais sourire la nuit, des barbecues géants, laisser fondre les glaçons dans les mains quand la chaleur des spots devient vraiment insupportable, jamiroquai en concert au premier rang en groupie, rater de nouvelles rencontres par timidité, les fourmillements dans mon cœur quand je le vois, boire du champagne à la paille assise sur ses genoux, des tonnes de films et leurs citations qu’on répète encore quotidiennement en running gag, la tv réalité et nos commentaires particuliers, ce maillot des celtics qu’il oublie sur le siège passager et ça me fait tout bizzare de le prendre en main, rêver de patiner à cascada, des jours en solitaire à ne faire sur lire au soleil du matin au soir, combler ces journées en dodo et matage de clip au frais enfermées dans son salon, puis assises sur les marches devant chez elle, ceux qui nous connaissent s’arrête et la réunion entre amis s’installe d’elle-même, une bagarre qui laisse des traces, après des mois enfin être sûre qu’il est devenu quelqu’un d’essentiel, sentir la réciprocité et en avoir les yeux qui brillent de plaisir, mes vingt ans, faire les fous en voiture, freins à mains et dérapages, passer trop peu de temps sur le net et ne pas savoir quoi dire et à qui, vous négliger avec un brin de culpabilité, les taches de rousseurs qui naissent sous mes yeux, carnage à la pizzeria, ces dizaines de chansons qui resteront dans la soundtrack, association indissociable de l'idée de cet été, ‘my love’ chanson ultime que je l’oblige à repasser en boucle, mon amour pour timberlake enfin assumé, des dizaines de soirées réellement inoubliables, vivre au rythme des bass du club, faire la belle bronzée à côté du dj, des verres et des cigarettes à n’en plus finir, le vernis à ongles rouge sur les orteils, de la tarte au mirabelle, 1 paire de dunk en moins, des AF1 neuves en plus, un concours de booty shake, son doigt qui fait le tour des mes marques de bronzage, squatter à vingt des maisons laissées vides par des parents en vacances, tomber amoureuse une, trois, huit fois, les regarder jouer au basket quand même le bitume semble fumer de chaleur, cet instant distinct où l'on se dit qu'on aimerait être nulle part ailleurs qu'ici avec eux, des odeurs de crème solaire et de sorbet. Puis des moments difficiles, des disparitions, des séparations, des pots d’adieu, des déménagements, pleurer seule dans la voiture en revenant de l’aéroport, la fin d’une époque dorée, notre groupe se sépare, des gens manquent à l’appel, plus besoin de se battre pour avoir de la place sur la canapé, quelque chose est différent, on se dit que plus rien ne sera plus jamais pareil et on a déjà les lèvres qui tremblent à cette pensée. On fait aller, le bronzage merveilleux s’est déjà fait la malle, terracotta, on se lève tous les aprèm puis de plus en plus tôt en essayant de passer à autre chose, de reprendre un rythme, on regarde à nouveau les conneries à la tv, enfile un blouson pour sortir. Le jour de la rentrée au surligneur vert sur le calendrier, l’école la semaine prochaine. Le changement perceptible. Puis ce jour, hier 16h, qui marque la réelle fin de l’été, cet aprèm délicieux, un rayon de soleil dans la nuque, qui s’achève sur cette voiture pleine des potes qui restent, ceux sur qui on tient encore, ouvrent la vitre et te lancent un « bon, on se voit cette semaine, même heures, mêmes endroits que d’habitude», des sourires et ils s’en vont.
Des milliers de sourires, de regards et de fous rires.
[cam'ron - hey ma ft. juelz santana, freekey zekey & kay slay]
[justin timberlake - chop me up ft. timbaland & three 6 mafia]
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vendredi, juillet 07, 2006
grown-ups are obsolete

les exams sont derrière, le taff est devant, assez loin des deux pour aspirer momentanément à une vie d'équilibre parfait, entre plaisirs malsains et totale légèreté. une vie presque sans barrières horaires, à peine celles des soirs de matchs, des ouvertures et fermetures de bars ou magasins, de quand la lumière du soleil vient te tirer du lit. le matin, inondation de lumière déjà forte sous les volets, forcement déjà de bonne humeur, prendre son temps, s'étirer sur ton balcon. vers 14h, sous les assauts de l'air brûlant, se réunir autour des points d'eau. centre nautique, gravière, la piscine gonflable de ta petite sœur. tu sais, partir en troupeau de dix, serviette jetée sur l'épaule, des bikinis fluos sous des robes noires, le bruit des tongs qui claquent sur le bitume incandescent. le coton éponge moelleux d'une serviette, le lycra moulant d'un maillot de bain. sieste. pendant ce temps je rattrape un rythme de lecture acceptable, mais uniquement de la sf française des années 50 et beaucoup de 'chick-lit'. des trucs light, frais, pas prisedetête. puis les autres se réveillent un à un, poussent des soupirs puis des cris déjà. mojito. sorbet. granité. le jus de cette pastèque que tu regardes couler doucement le long de ses doigts puis de son avant-bras. le temps s'arrête quatre délicieuses secondes. et repart. concours de crachats de noyaux de cerises. celui qui tient le plus longtemps sous l'eau. le soleil modèle des nettes traces de lumières sur nos corps paresseux. on est en vacances, on est bronzés, on est fous. d'autres jours, c'est la course aux fringues, aux t-shirts sérigraphiés uniques, au jean parfait (encore porté introuvable à ce jour) le shopping sportif, des cabines d'essayage fournaise, mille et une questions, et les pieds qui s'échauffent. en cuir glacé ou en daim tout doux le sac à mains ? couleur menthe à l'eau ou imprimé graphique ce t-shirt ? on en est pas à une question futile près. plus tard c'est antipasti, l'apéro, tomates cerises, barbecue, champagne et glace pillée dans un gobelet en plastique blanc. on traîne. les soirs de match c'est virée à vingt devant l'écran géant. c'est cette panoplie de supporter, la même qu'à tes douze ans, quatre-vingt dix-huit remember, cette petite bouteille de vodka fraise dans ta main en moins. c'est laisser des traces tricolores sur son t-shirt quand tu te précipites innocemment dans ses bras à chaque ballon qui passe. c'est la main d'un inconnu aux yeux verts que tu presses dans la tienne pendant les tirs au but. fin de la semaine, le programme reste invariable. le temps de se changer encore une fois, de partir sur les routes le long du rhin dans des voitures pourries, on recrée atlanta dans des clubs plein à craquer. les filles bavent devant nos copains qui masterisent le pool palace en white tees sur un podium en verre lumineux mais personne ne snap ya fingaz ou shake dat laffy taffy aussi bien que mes copines et moi. certaines veulent copier, c'est bien tenté mais tu peux rentrer chez toi. on s'attarde sur les canapés en angle, on vide les bouteilles avec des pailles, on ne bouge plus que la tête, on a des conversations romantico-draguouille filles-garçons en tout petits comités, dans des endroits un peu sombres, des mots tendres sont échangés, séquence émotion, une promesse, regarde moi dans les yeux, il faut que tu me crois bébé. la fin est en général moins glamour. c'est la confusion, certains s'écroulent sous le poids de l'ivresse, dans des endroits et des positions improbables, d'autres trouvent des prétextes extraordinaires pour se battre contre des gens ou même des objets mais on en est plus à ça près. on s'allonge entre les draps dans une chambre aérée par un ventilateur retro, on a la tête emplies de flashbacks, un goût chaque fois différent sur la langue, le corps encore plein de cette chaleur emmagasinée. une évidence et des tracas, on se dit que dans peu de temps, très peu, il y aura nos noms à chercher sur des listes interminables, des boulots à reprendre avec l'air motivé, des formalités à accomplir de façon responsable, un futur sérieux à faire avancer. mais c'est encore loin tout ça, alors on sourpire, s'endort et on rêve.
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jeudi, juin 29, 2006
living with my head in the lion's mouth
court mais touché
l’amour très pur
ni froid, ni dur
comme il fait froid
je pense à toi
je suis naïve
mais je t’attends
je veux la chaleur
tout sera bien
si tu reviens
moi je t’attends
comme il fait froid,
je pense à toi
je suis naïve
mais je t’attends
je veux la chaleur
tout sera bien
si tu reviens
moi je t’attends
quand tu seras là
on va s’aimer
court mais touché
l’amour sera pur
ni froid, ni dur
tout est si simple
nos cœurs alliés
on va s’aimer
[vive la fête - tout sera bien]
ouvre les yeux bon sang. ouvre tes putains de yeux.
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dimanche, juin 25, 2006
the chemistry between us could destroy this place
[youth group - forever youg]
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jeudi, juin 22, 2006
"Sortir le 21 juin, ça sert à rien rends toi à la raison"
[kid loco - youpi, cornu]
[metric - monster hospital (MSTRKRFT remix)]
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samedi, juin 03, 2006
i can play keyboard too bitch
- se faire réveiller à 5h32 après 2h de sommeil quand ton portable sonne. tu fais la bêtise de répondre parce que c'est pas rare que tes copains soient en galère à c'te heure ci. une voix de femme te parle dans une langue inconnue. malgré le sommeil et ton absence de voix, ta gentillesse naturelle et ta politesse bien acquise te poussent à tenter vaguement d'entrer en contact d'abord en anglais, puis en allemand, puis encore avec tes faibles notions d'espagnol ou d'arabe mais rien n'y fait elle continues à parler tout en consonnes. tu te décides à raccrocher, mais évidement tu ne te rendormiras plus.
- se faire voler un sac, heureusement vide de tout document administratif, mais qui contient tout ce qui te tient le plus à coeur ce jour là : ton billet pour le concert de the streets et le numéro de brady boy griffonné sur le carton d'un paquet de clope.
- revenir au parking et constater qu'un animal urbain non identifé t'a arraché le rétro droit.
- manquer de mourir sur l'autoroute, et plutôt que de voir les meilleurs moments de ta vie défiler, tout ce que tu entrevois ce sont des trombes de pluie et des plaques d'immatriculation germaniques.
heureusement, quelques amis, des places qui restent, des économies débloquées, une sieste sur ta couette, trois pims et un verre de lait, 19h20 tout bascule.
l'autoroute est dorée de soleil et comme à chaque fois que je passe les portes de la laiterie, je suis forte de trois certitudes au moins : je suis arrivée trop tôt et je vais donc trop boire en attendant. je vais tomber amoureuse. je vais partir le sourire scotché aux lèvres.
effectivement, mon absence de synchronisation et quelques problèmes personnels de relations humaines plus tard, j'ai la tête qui tourne doucement et un goût de vodka sur les lèvres. des allemands se racontent leurs vies en braillant devant moi mais je reste zen. l'accent anglais de skinner m'allège la tête. effectivement je tombe amoureuse. de leo the lion, forcement, fortement, déjà en photo il y a des mois, aussi sexy que sa voix est orgasmique, don't you wish your boyfriend was hot like him ?, on attendra donc l'album solo pour 2007, du grand brun à côté de moi, de la paire de nikes vintage d'une rouquine. c'etait parfait, pour faire mieux je sais pas, il aurait juste fallu sway et surtout kano. je suis bien, j'ai doucement chaud aux joues et les bras en coton. à chaque fois que mike ouvre la bouche je m'envole un peu plus haut, je remue la tête, les palmiers derrière eux, un peu de soleil dans les yeux, Leo torse nu, mon coeur qui s'accorde à chaque vibrement de batterie et s'emballe de temps en temps sur une accélération de tempo. impression d'inachevée, ce fut trop court, encore, we want some more please, mais déjà les lumières se rallument et suprenent nos visages chauds et conquis, tu ne peux plus t'arrêter de sourire et de faire briller tes yeux et pourtant la nuit est froide.
[the streets - blinded by the lights]
ps : pour ceux qui ne lisaient pas encore les tribulations blogesques de mr. skinner, go see there.
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mercredi, mai 31, 2006
i'm not happy, i just smile a lot
si malgré tout ça tu me supportes alors je te promets que tu ne seras pas totalement déçu. je ne prétends pas que je te deviendrai indispensable mais tu m'aimeras bien quand même finalement. tu sauras que même si je regarde ailleurs j'écoutes et je me souviens d'absolument tout ce que tu me dis. que je connais par coeur ta date de naissance, le contenu de ta garde-robe et tes anecdotes inutiles. que si je commence à t'apprécier, ma timidité tombera, et tu me découvriras folle, ivre, dérangée et cynique. tu te rendras compte que je connais des tas de gens très différents et bizarres et peut-être qu'on s'échangera nos amis. selon le statut de notre relation tu t'étonneras ou tu t'inquiéteras que je sois à ce point attachée à des gens, l'admiration que je porte à mes meilleures copines, mon amitié ambiguë pour mes copains un peu trop beaux et mes sourires pour ces garçons presque inconnus. tu apprendras à apprivoiser mes faiblesses, à interpréter mes tics et à profiter de ma gentillesse. on ira voir des matchs de baskets pro, des compet' de hand locales et le tennis à la télé et tu te rendras vite compte que je ne connais pas les règles de tous ces sports que je regarde avec passion. je te ferai des cocktails dans ma cuisine et des mixtapes sur ton pc, et dans tous les cas je te ferai aimer des choses que tu n'aurais jamais cru aimer un jour, des chansons crunks et des films sous-titrés, des livres tristes et des séries débiles. on aura rapidement nos codes, nos heures, nos chansons, nos private jokes, nos endroits. tu t'habitueras à ma présence, à mon numéro dans ton répertoire, à mes expressions en anglais, mon odeur de chewing-gum et à mes cheveux sur le siège de ta voiture. tu partageras une glace sur mon balcon en plein soleil un jeudi après-midi de juillet et tu commenceras à te demander si c'est la vanille qui te fais te sentir bien ou ma présence. et alors peut-être que tu ne regretteras plus d'être venu sonner à la porte en bois de la maison blanche.
[lo fi-fink - what's mind ?]
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